02.02.2007
Rechauffement de la planete
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PARIS (Reuters) - Le nouveau rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) affirme "sans équivoque" le réchauffement du climat et l'attribue de façon quasi-certaine à l'activité humaine.
"L'essentiel de l'accroissement observé sur la température moyenne depuis le milieu du 20e siècle est très vraisemblablement dû à l'augmentation observée des gaz à effet de serre anthropiques (d'origine humaine)", lit-on dans le résumé établi à l'intention des décideurs par les experts du Giec à l'issue d'une semaine de réunion à Paris.
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"Très vraisemblablement" signifie avec une probabilité supérieure à 90%.
"Le réchauffement du système climatique est sans équivoque, affirme le texte, car il est maintenant évident dans l'accroissement des températures moyennes mondiales, la fonte généralisée de la neige et de la glace et l'élévation du niveau moyen mondial de la mer."
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Le précédent rapport du Giec, en 2001, établissait un lien entre les activités humaines et le réchauffement avec une probabilité moins forte, de l'ordre de 66%.
"C'est avant tout une confirmation de ce que nous avons écrit il y a six ans, une confirmation de nos craintes, mais avec un diagnostic beaucoup plus précis", commente Jean Jouzel, climatologue et l'un des auteurs du rapport.
"Le débat sur le lien entre les actions humaines et le changement climatique est désormais complètement dépassé. Le débat ne doit désormais plus porter que sur les actions à lancer", a déclaré Rajendra Pachaudri, président du Giec.
IRREVERSIBLE
"Nous sommes beaucoup plus affirmatifs, non seulement sur la température, mais sur les précipitations. Tous les modèles convergent pour dire qu'il y aura plus de précipitations dans les hautes latitudes et plutôt moins de précipitations dans les régions subtropicales et, pour ce qui nous concerne de façon plus proche, le pourtour méditerranéen", dit Jean Jouzel.
Il estime qu'en France, en cas d'augmentation de température de 3°-4°, la canicule de l'été 2003 se reproduirait un été sur deux à partir de 2050.
D'autres groupes de travail publieront cette année leur rapport. Le groupe 2 diffusera en avril ses conclusions sur les conséquences probables du changement climatique. Suivront le rapport du groupe 3 sur les options envisageables, en mai à Bangkok et un rapport de synthèse publié en novembre en Espagne.
La température a augmenté de 0,76°C de 1850-1899 à 2001-2005, indique le rapport. Onze des 12 dernières années figurent au palmarès des 12 années les plus chaudes depuis que l'on a commencé à établir des statistiques en 1850.
Pour Jean Jouzel, le caractère du réchauffement est irréversible. "Même si nous arrêtions toutes nos émissions, nous avons déjà engrangé un réchauffement de près d'un degré de façon inéluctable (...)", affirme-t-il en soulignant qu'il est "trop tard" pour revenir au climat d'il y a 200 ans".
Il souhaite que l'objectif que s'est fixé l'Union européenne de limiter le réchauffement du climat à deux degrés soit atteint, même s'il l'estime "très ambitieux".
REDUIRE LES EMISSIONS DE GAZ CARBONIQUE
Selon l'hypothèse moyenne des experts du Giec, la température pourrait s'être élevée de 1,8 à 4 degrés entre la dernière décennie du 20e siècle et la dernière décennie du 21e siècle. Compte tenu des erreurs autour de chaque scénario, la fourchette totale s'étend de 1,1 à 6,4 degrés.
"Tout ça donne une image d'un monde extrêmement différent, d'un véritable bouleversement climatique, estime Jean Jouzel. Même un changement de trois degrés, si nous le subissions en un siècle, c'est la moitié d'un changement climatique majeur, celui qui nous a fait passer de la dernière période glaciaire à la période actuelle, mais ce passage a pris 5.000 ans", dit-il.
Pour freiner, du moins stabiliser le réchauffement climatique, il s'agit de jouer sur sa principale cause: les gaz à effet de serre. Le coupable numéro un est le dioxyde de carbone, souligne le résumé du rapport, dont l'augmentation est surtout due à l'utilisation des combustibles fossiles comme le charbon, le gaz naturel ou le pétrole.
Quelque 35 pays industriels se sont engagées à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici 2008-2012 de 5% par rapport aux niveaux de rejet de 1990 dans le cadre du Protocole de Kyoto. Ces pays souhaitent que les pays extérieurs au protocole (Etats-Unis, Chine, Inde) prennent le train de marche.
Pour Jean Jouzel, "il faut absolument maîtriser l'effet de serre et ça nous amène à cette nécessité de diviser nos émissions de gaz carbonique par deux d'ici la deuxième moitié du 21e siècle, voire par quatre comme le prône la France."
Il s'agira donc pour les gouvernements destinataires du rapport du Giec de promouvoir le développement des énergies renouvelables, d'utiliser les énergies non émettrices de gaz à effet de serre, comme le nucléaire et les énergies renouvelables (éolien, solaire, géothermie...).
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23.01.2007
Un site de science
LES RENDEZ-VOUS DE LA SCIENCE
France 5 Education et le Ministère de la Recherche vous invitent à plonger dans l’univers passionnant de la science. Chaque mois, nous vous proposons un dossier sur un thème qui de tout temps a fasciné le cerveau de l’homme.
Ce mois-ci : "Bienvenue dans nos laboratoires"
Les autres dossiers
Dossier #4 : "La matière : une affaire d'état"
Dossier #3 : "Regards sur la couleur"
Dossier #2 : "L'arbre, le bois, la forêt"
Dossier #1 : "Infiniment grand – Infiniment petit"
20:23 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
18.01.2007
Une grotte decouverte..
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TOULOUSE (AFP) - Des peintures préhistoriques datant du Paléolithique supérieur ont été mises au jour dans une salle de la grotte de Foissac (Aveyron), devenant ainsi la première grotte ornée préhistorique de ce département, a annoncé vendredi la Direction régionale des Affaires culturelles de Midi-Pyrénées.
La découverte a été effectuée le 13 décembre dernier par deux spéléologues Alain et Sébastien Du Fayet de la Tour sur une parcelle appartenant à la Fédération française de spéléologie, près de Foissac, au nord-ouest de l'Aveyron, indique la DRAC de Midi-Pyrénées.Cette découverte faite par le père âgé de 60 ans et son fils, 28 ans, qui se déclarent "passionnés de préhistoire", a été authentifiée par les agents de la DRAC. Ceux-ci datent les dessins du Paléolithique et les situent entre 30.000 et 12.000 ans avant notre ère, précise la DRAC, soulignant qu'"une étude détaillée permettra d'affiner cette datation".
Les peintures et gravures, découvertes dans la salle de la grotte de Foissac, baptisée salle François-Rouzaud, sont peu nombreuses mais révèlent une "forte originalité", selon la Direction des Affaires culturelles.
Il s'agit notamment de deux bisons peints en noir de 70 cm de long, d'un auroch, d'un ensemble de petites têtes et de panneaux gravés.
"La fragilité de certaines peintures, leur état de conservation et la grande difficulté d'accés et de circulation - souvent en reptation - dans une salle très basse, sur un sol glissant et en forte déclivité, interdisent toute ouverture au public", indique encore la DRAC.
11:31 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Napoleon serait mort d'un cancer
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PARIS (AFP) - Loin d'avoir été empoisonné à l'arsenic, Napoléon serait mort d'un cancer de l'estomac, probablement dû à une infection bactérienne, les rations militaires étant un facteur de risque accru: alimentation salée avec viandes fumées, peu de fruits et légumes, selon des chercheurs.
De nombreuses hypothèses ont été évoquées pour expliquer la mort le 5 mai 1821 sur l'île de Sainte Hélène, de l'ex-empereur âgé de 51 ans : empoisonnement à l'arsenic, cancer à l'estomac, zèle de ses médecins multipliant des lavements d'estomac ayant pu provoquer des troubles cardiaques..Excluant l'hypothèse d'une empoisonnement, comme l'avaient fait des chercheurs suisses en 2005, des pathologistes américains appuient aussi la thèse d'un cancer de l'estomac.
La concentration élevée d'arsenic retrouvée en 1961 dans les cheveux de Napoléon avait "inspiré des théories imaginaires de conspiration ainsi que quelques hypothèses plausibles d'empoisonnement à l'arsenic, dont la plupart ont été largement discréditées", relève cette équipe américaine dans le numéro de janvier de la revue scientifique Nature Clinical Practice.
La coutume des vignerons de l'époque de nettoyer leurs tonneaux et leurs cuves avec de l'arsenic aurait pu expliquer sa présence dans les cheveux de Napoléon, avaient argumenté en 2005 des chercheurs de Bâle, relevant que Napoléon était un grand amateur de vin.
Défendant également la thèse d'un cancer de l'estomac, Robert Genta (Université du Texas, Dallas, Etats-Unis) et son équipe s'appuient sur les rapports d'autopsie, rédigé par le médecin personnel de l'empereur Francesco Antommarchi et des médecins anglais.
Dans la paroi de l'estomac de Napoléon, une "lésion ulcérée" aux "bords irréguliers" de plus de dix centimètres de longueur, avait alors été constatée.
Ces données ont été comparées avec celles de 135 patients souffrant d'un cancer gastrique.
L'analyse des documents historiques "montre que le principal facteur de risques pour Napoléon pourrait avoir été une infection par la bactérie Helicobacter pylori plutôt qu'une prédisposition familiale" à un cancer de l'estomac, selon l'équipe de Robert Genta.
Les facteurs majeurs de risque pour un cancer gastrique sont le sexe masculin, un gastrite chronique résultant d'une infection par H. pylori et une susceptibilité génétique, rappellent les chercheurs.
La présence d'un ulcère prépylorique dans l'estomac de Napoléon suggère, selon eux, "une gastrite H. pylori chronique, qui pourrait avoir conféré un risque accru de cancer gastrique". Ce "risque aurait pu être aggravé par son alimentation, qui comprenait probablement des aliments conservés dans le sel, des viandes rôties, et peu de fruits et légumes", ajoutent-ils, faisant référence aux rations servies durant les longues campagnes militaires.
Compte tenu du rapport d'autopsie, Napoléon avait un cancer de l'estomac à un stade avancé, et même aujourd'hui, des "patients ayant de telles tumeurs ont un mauvais pronostic", poursuivent-ils, précisant qu'une "hémorragie gastrique massive" aurait provoqué le décès.
"Même si l'ex-empereur avait été libéré ou s'était échappé de Ste Hélène avant 1821", son état "l'aurait empêché, selon les chercheurs, de jouer à nouveau un rôle majeur sur le théâtre de l'histoire européenne".
11:26 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
05.01.2007
Sciences..Réchauffement climatique
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PARIS (AFP) - Près de la moitié des Français estiment que le réchauffement climatique est "l'enjeu de ce siècle pour l'humanité", selon un sondage de l'institut CSA pour Le Parisien-Aujourd'hui en France et i-Télé à paraître vendredi.
Selon ce document, 49% des personnes interrogées jugent que le réchauffement climatique représente "l'enjeu de ce siècle pour l'humanité", tandis que 36% n'y voient qu'"un enjeu parmi d'autres qui ne doit pas masquer les autres problèmes".12% pensent qu'il s'agit d'une "exagération des médias". 1% pense que le réchauffement climatique ne relève de "rien de cela", et 2% ne se prononcent pas.
Ce court sondage a été réalisé par téléphone les 21 et 22 décembre 2006 auprès d'un échantillon national représentatif de 1003 personnes âgées de 18 ans et plus d'après la méthode des quotas
16:36 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.12.2006
sciences,,biocarburants
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PARIS (AFP) - La France a donné jeudi un coup d'accélérateur aux biocarburants, en autorisant notamment l'utilisation des huiles végétales pures dans les véhicules des collectivités locales, hors transport de passagers.
Les ministres de l'Agriculture et de l'Industrie, Dominique Bussereau et François Loos, ont annoncé que les collectivités locales pourraient procéder à cette expérimentation à partir du 1er janvier 2007.Les huiles végétales pures (HVP) sont produites à partir de plantes oléagineuses (colza ou tournesol par exemple) sans modification chimique par pression, extraction ou procédés comparables.
L'autorisation ne sera accordée que si les collectivités signent des protocoles avec l'Etat sur les obligations de suivi des véhicules.
L'utilisation des huiles végétales pures suscite en effet beaucoup de réserves des constructeurs de véhicules automobiles et de machines agricoles dont certains refusent de donner leur garantie à son usage.
Sans attendre cette décision gouvernementale, plusieurs collectivités locales avaient décidé de se lancer dans l'aventure, comme Agen et Villeneuve-sur-Lot, la Communauté d'agglomération de La Rochelle (Charente-Maritime) et la Communauté de communes du Val-de-Garonne, dans le Lot-et-Garonne.
Mais la Communauté de communes du Villeneuvois (Lot-et-Garonne), pionnière en la matière avec ses camions bennes, avait été condamnée en juin par le tribunal administratif de Bordeaux.
Pour favoriser les expérimentations, il a été décidé que les huiles végétales pures bénéficieront du même niveau réduit de fiscalité que celui s'appliquant au biodiesel.
M. Bussereau a par ailleurs confirmé que les marins-pêcheurs professionnels pourraient utiliser les HVP comme carburant à partir du 1er janvier 2007, comme le prévoyait la loi d'orientation agricole entrée en vigueur au début de l'année.
A partir du 1er janvier 2007, la commercialisation de ces huiles comme carburant agricole sera également autorisée. Les agriculteurs produisant les plantes destinées à ces HVP étaient déja autorisés à les utiliser en auto-consommation depuis le 1er janvier dernier.
De plus, afin de mettre en place des filières à haute teneur en biocarburants, comme le superéthanol E-85 (85% d'éthanol pour 15% d'essence), autorisé depuis juin dernier, le gouvernement a annoncé l'autorisation générale du B30, gazole contenant 30% d'EHMV (Ester méthylique d'huile végétale), pour les véhicules appartenant à des flottes captives (collectivités ou entreprises).
Le soutien fiscal aux biocarburants est estimé à 225 millions d'euros en 2006 et 550 millions en 2007, selon le ministère de l'Agriculture.
La France devrait produire 517.700 tonnes de biocarburants en 2006. Ce total devrait passer à 3,56 millions de tonnes en 2007 (avec un objectif de taux d'incorporation dans les carburants de 5,75%), 4,33 millions en 2010 (avec un taux de 7%) et 6,19 millions en 2015 (avec un taux de 10%).
20:46 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.11.2006
l'automne est chaud
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TOULOUSE (AFP) - L'automne 2006 en France aura été le plus chaud depuis 1950, avec des températures supérieures de 2,9 degrés à la moyenne saisonnière sur les trois derniers mois, mais le phénomène ne peut être considéré à lui seul comme un signe du réchauffement climatique, indique-t-on à Météo-France à Toulouse.
Selon Serge Planton, du Service de recherche sur le climat à Météo-France, "cela va dans le sens de ce à quoi on s'attend, mais on ne peut pas en tirer des conclusions". "Les enseignements ne peuvent être tirés que de la répétition" sur plusieurs dizaines d'années, a-t-il déclaré à l'AFP.
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"De la même manière, on ne peut pas tirer de conclusions de la canicule de 2003, même si des études menées en Angleterre ont montré que les émissions de gaz à effet de serre doublaient les probabilités de l'occurence d'un tel phénomène", ajoute le météorologue.
"Nous constatons simplement que les moyennes continuent d'augmenter", dit-il en rappelant que depuis qu'il existe des statistiques climatiques, "les dix dernières années les plus chaudes l'ont été au cours des 17 dernières années".Par ailleurs, souligne le météorologue, "la variabilité qu'on constate d'une année sur l'autre peut masquer une évolution (vers un réchauffement) qui n'est pas forcément spectaculaire".
La douceur de l'automne a déjà des conséquences pour les professionnels du tourisme. Dans les stations de ski pyrénéennes, l'ouverture des pistes prévue début décembre risque d'être retardée faute de neige, alors que l'année dernière les massifs avaient bénéficié d'importantes précipitations.
Les ornithologues constatent eux aussi un changement de comportement des oiseaux migrateurs. "Les oies cendrées venant de Scandinavie ou d'Europe de l'est pour hiverner entre les Pays-Bas et le sud de l'Espagne ne sont arrivées qu'en petit nombre et il est vraisemblable qu'elle resteront sur la partie haute de leur zone" où elles trouvent de la nourriture, indique à l'AFP Francis Meunier, de la Ligue de protection des oiseaux (LPO).
Pour Michel Schneider, ingénieur à la direction de la climatologie à Méteo-France,"ce genre de phénomène ne peut être mis en lien direct avec le réchauffement climatique, mais ce que l'on observe aujourd'hui est cohérent avec les scénarios climatiques". Le phénomène qu'on constate aujourd'hui sur toute l'Europe de l'Ouest avec des températures élevées notamment en Suisse, Allemagne et Danemark est "un problème de grande circulation générale de dépressions et d'anti-cyclones", a-t-il expliqué.
Selon lui, "on s'oriente vers une anomalie de températures de 2,9 degrés pour l'ensemble de l'automne. Ce qui situe cet automne au rang des plus chauds depuis 1950, loin devant les automnes 2005 avec plus 1,4 degré et 2000, plus 1,1 degré".
Le mois de septembre a été supérieur de 2,9 degrés à la normale et de 3,3 en octobre, ce qui place ces deux mois au second rang des plus chauds depuis 1950. Novembre devrait également dépasser de 2,4 degrés la normale saisonnière, le portant au quatrième rang des mois les plus chauds depuis 56 ans.
"Après une semaine particulièrement fraîche, novembre a ensuite connu des températures douces, notamment autour du 15 et du 25. En fin de mois, les observations supérieures a 20°C ont été nombreuses sur la moitié sud de la France.
Les températures de début décembre devraient rester supérieures à la normale, a-t-il ajouté.
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09.11.2006
sciences,,,Hubert Reeves
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PARIS (AFP) - Il faut arrêter d'urgence le massacre de la diversité de la vie animale et végétale sinon les conséquences pour l'humanité pourraient être catastrophiques, estime l'astronome et astrophysicien Hubert Reeves, dans un entretien à l'AFP.
"Nous sommes dans la 6e extinction" massive d'espèces, indique Hubert Reeves, président de la ligue Roc de défense de la nature."Tout au long de la vie de la planète, il y a eu des évènements perturbateurs qu'on appelle des extinctions. Ce sont des périodes marquées par des diminutions très graves du nombre d'espèces vivantes", explique-t-il.
La dernière en date est celle des dinosaures, probablement provoquée par la chute d'une météorite sur terre il y a 65 millions d'années.
Mais aujourd'hui, c'est l'action de l'homme qui entraîne l'érosion de la biodiversité par la fragmentation du territoire, les pesticides, la toxicité, la destruction des forêts, souligne ce scientifique à la barbe fleurie qui partage son temps entre le Québec, sa province natale, et la France.
"Nous atteindrons probablement d'ici 2050 des nombres impressionnants d'espèces éliminés, on parle de 40 à 50%", précise-t-il.
Certaines espèces comme les mammifères ont profité de la disparition des dinosaures.
Mais aujourd'hui, "les mammifères de plus de 3 kilos sont dans le collimateur, donc l'homme", avertit Hubert Reeves.
Et l'humanité joue un triple rôle dans cette extinction: "Elle en est responsable; elle en est une victime potentielle; et elle peut également en être le sauveur possible", estime-t-il.
Pour autant, l'astrophysicien, auteur de nombreux ouvrages sur l'origine de l'univers, se défend de tout catastrophisme.
"Il ne s'agit pas de dire ce qui va se passer mais ce qui pourrait se passer si nous continuons comme nous le faisons actuellement", fait-il remarquer.
Ce qui est à craindre, ce n'est pas "une réelle disparition de l'humanité mais son affaiblissement majeur à l'échelle de quelques décennies", précise-t-il.
C'est le scénario de l'île de Pâques: "il restait encore des gens sur cette île où tous les grands arbres avaient été coupés quand les premiers explorateurs hollandais l'ont découvert vers 1725, mais la population avait diminué jusqu'à 10% de sa valeur antérieure, et les survivants étaient dans un état lamentable. C'est le genre de scénario catastrophe que l'on voudrait éviter", indique-t-il.
La ligue Roc organise un colloque sur la biodiversité au Sénat le 15 novembre avec les sénateurs Marie-Christine Blandin (Vert) et Jean-François Le Grand (UMP).
"Nous allons essayer de montrer que cette crise est trop grave pour en rester au niveau des clivages politiques", commente Hubert Reeves.
Sur ce point, il se déclare "admiratif" du travail de l'animateur écologiste Nicolas Hulot qui a présenté mardi son "Pacte pour l'Ecologie" (Calmann-Lévy), estimant qu'"il n'a pas la langue de bois".
Et il avertit: "si nous ne nous occupons pas tous ensemble de l'environnement, l'environnement va s'occuper de nous".
Car le processus est "irréversible à courte échelle (...) la destruction de la biodiversité va se poursuivre (...) on ne retrouvera jamais la richesse biologique, animale et végétale, de la terre telle qu'elle était en 1900", estime-t-il.
"Ce qui ne veut pas dire que c'est foutu. On peut vivre dans des conditions différentes mais des conditions de plus en plus difficiles", ajoute-t-il, soulignant l'urgence d'une mobilisation.
Le rapport Stern, qui a évalué à plus de 5.500 milliards d'euros le coût du réchauffement climatique, devrait contribuer à cette mobilisation: "on peut imaginer que les gens se fichent des papillons et des grenouilles, mais pas des dollars", commente le scientifique, soulignant que les deux phénomènes - érosion de la biodiversité et réchauffement climatique - sont étroitement liés.
"Nous sommes 6 milliards, nous pourrions arriver à 9 ou 10 milliards dans 50 ans. Comment faire vivre 10 milliards de personnes sans rendre la planète inhabitable. C'est le plus grand défi posé à l'humanité", résume-t-il.
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29.10.2006
sciences,,rechauffement climatique
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PARIS (AFP) - Les températures du mois d'octobre 2006 sont très nettement au-dessus des moyennes saisonnières, confirmant la tendance à un réchauffement pour cette saison ces dernières années, a indiqué jeudi Météo-France en annonçant des records pour la journée de jeudi.
"Globalement le mois est très doux", a souligné dans un entretien téléphonique un prévisionniste de Météo-France, Etienne Kapikian, estimant par ailleurs que ces températures s'inscrivent dans le cadre d'un "réchauffement climatique".La deuxième quinzaine du mois a été marquée par des écarts "très significatifs" sur le nord et le nord-est du pays (+ 3 à 4° dans la région de Lille par rapport à la normale), ou dans le sud (+ 2°), avec des disparités. Mais toutes les autres régions ont été touchées par la douceur.
Ce jeudi, les températures de début d'après-midi laissaient supposer que des records devaient être battus ou approchés à Ajaccio (29,5°), Belfort (26°), Besançon (25,5°), Colmar (26°), Marseille (27,7° contre le précédent record de 25,8° en 1937)...
"Septembre 2006 avait déjà été exceptionnel", a rappelé Etienne Kapikian, comme l'avait été le mois d'octobre 2005 (3 à 4° au-dessus des moyennes dans une grande moitié nord). En fait, "la fréquence de ces périodes exceptionnellement douces augmente", a-t-il noté.
Les statistiques depuis 1950 marquent que "les octobres doux se regroupent dans les 10 dernières années" et les "frais, avant 1980", a affirmé M. Kapikian. Pour avoir un mois d'octobre "signicativement frais", il faut remonter à ceux de 1992, 1981, 1974, a-t-il précisé. Les "doux" les plus notables ont été 2005, 2004, 2001, 1995, 1986.
"Cela entre clairement dans le cadre du réchauffement climatique", a estimé le prévisionniste.
En France, pour les dix premiers mois de 2006, la moyenne des températures a été de 1 à 1,5° supérieure à la norme de la période 1971-2000. Et pour la période de juin à octobre 2006, l'écart a été de 1 à 3° selon les régions, malgré un mois d'août frais.
La douceur ne va pas nous quitter "Dans les jours qui viennent, jusqu'à début novembre, les températures resteront bien au-dessus des normes sur tout le pays, jusqu'à 5° en plus" dans certaines régions comme Lyon, a assuré Etienne Kapikian.
Jeudi, des records de chaleur pour une fin de mois d'octobre ont été battus dans les régions Rhône-Alpes et Franche-Comté, notamment à Lyon, où la température a atteint 27 degrés, et à Besançon, avec 26,2 degrés.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, à Mouthe (Doubs, 1.000 m d'altitude), surnommée la "petite Sibérie française", le thermomètre n'est pas descendu en-dessous de 17,7 degrés et a atteint 24,6 degrés en cours d'après-midi, des records absolus pour la saison.
Vendredi, les températures doivent rester exceptionnellement élevées avec des pointes à 25 degrés dans le Sud-Ouest ainsi que dans la vallée du Rhône et jusqu'à 28 en Provence et en Corse, selon Météo-France.
09:22 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.10.2006
sciences,,la survie de l'homme dependra...
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PARIS (AFP) - L'eau ne manquera pas, mais sa répartition obligera à des choix techniques et géopolitiques encore mal appréhendés, en l'absence cruelle de véritable volonté et de moyens pour prévoir les défis qui se poseront aux 9 milliards d'habitants de la planète dans 5O ans.
"On ne manquera jamais d'eau", s'est voulu rassurant mardi Ghislain de Marsily, membre de l'Académie des Sciences, en présentant le rapport "Les eaux continentales" de cet institut, dont il a assuré la direction.Mais son diagnostic sur la gestion de l'eau à long terme est beaucoup plus sévère, et il dénonce aussi bien la faiblesse des données sur les richesses en eau, que l'absence de réflexion sur l'avenir des écosystèmes et, surtout, sur la disponibilité de cet élément pour l'agriculture dans les différentes régions du monde.
Le rapport de l'Académie, qui traite de l'eau dans ses liens avec le climat, l'écologie, la santé, ou son utilisation par l'homme, se proposait de faire un état des lieux et de déterminer "quelles sont les menaces" liées à cet élément, les difficultés auxquelles le monde sera confronté dans ce domaine "dans les 50 ans qui viennent".
Le régime des précipitations sera à terme "beaucoup plus important pour la vie de l'homme que ne le seront les variations de températures", souligne M. de Marsily. "Or, selon lui, on connaît peu de choses sur leur prédiction, les modèles de spatialisation" de ces phénomènes.
L'influence des gaz à effet de serre devrait provoquer une pluviosité accrue, "mais on ne sait pas où", déplore-t-il en recommandant un effort de recherches en climatologie (modélisation, paléoclimatologie...).
Le problème, selon ce professeur émérite à l'université Pierre-et-Marie Curie, est qu'il faut des données et que "le nombre d'observations disponibles dans le monde est en baisse" pour les chercheurs : déficience des pays en développement, confidentialité et données payantes dans les pays développés.
L'autre problème majeur qui menace la planète est l'alimentation de 9 milliards d'individus en 2050. Pour le président de l'Académie des Sciences Edouard Brézin, "on ne peut pas se contenter de solutions purement techniques" comme des barrages, l'irrigation ou le dessalement de l'eau.
Le Secrétaire permanent de l'Académie Jean Dercourt évoque le concept d'"eau virtuelle" : "Déplacer l'eau est très difficile, déplacer ce que l'eau a permis de cultiver l'est moins". Il s'agira ainsi de développer les terres exploitables en zones humides, comme en Amérique du Sud, pour nourrir les zones qui ne pourront pas être autosuffisantes.
Pour M. de Marsily, la gestion de l'eau au milieu du XXIe siècle "ne pourra plus être nationale". Et "la seule alternative" au développement des terres cultivables sera "d'aller sur des continents humides". Mais on ne connaît pas encore assez bien "la réaction de ces écosystèmes face à l'intervention humaine", regrette-t-il en souhaitant des modèles de prédiction en écologie.
En France même, a-t-il ajouté, "la réflexion n'est pas assez avancée sur les besoins futurs, sur les aménagements à mettre en place".
En conclusion de l'avant-propos de son rapport, l'Académie des Sciences affirme ainsi "la nécessité de développer de toute urgence les disciplines écologiques (pour) mieux tirer profit des eaux continentales, clef de voûte de la satisfaction des besoins alimentaires et de l'amélioration de la santé humaine sur la planète".
("Les eaux territoriales", éditions EDP Sciences, 59 euros, est en consultation interactive sur le site http://www.academie-sciences.fr)
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