01.07.2008

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Quinze règles d'or à respecter

Quinze règles d'or à respecter pour trouver le sommeil facilement et bien récupérer physiquement et psychologiquement

 

Règles mises en place par le docteur François Duforez

  • 1 - La régularité
    Se lever et se coucher aux mêmes heures, de manière à synchroniser son horloge biologique.
  • 2 - Dîner tôt et léger
    Il faut attendre un minimum de deux heures après avoir dîné. Eviter autant que possible les plats riches, gras, copieux ou épicés, ils rendent la digestion difficile et peuvent entraîner des troubles du sommeil. Un repas trop riche en protéines tendra à faciliter la vigilance, alors que légumes et féculents ont un effet calmant.
  • 3 - Attention aux excitants
    Thé, café, tabac et alcool sont normalement à proscrire dès la fin d'après-midi. L'alcool a pourtant un effet de somnolence mais perturbe la qualité de votre sommeil en favorisant les éveils nocturnes.
  • 4 - L'exercice physique pas à n'importe quelle heure
    Il faut éviter les activités physiques intenses proches du coucher et plutôt privilégier des activités douces et relaxantes. Par contre, la pratique d'une activité physique régulière au cours de la journée améliorera la qualité de votre sommeil.
  • 5 - Créer un environnement favorable
    Eviter dans votre chambre tout ce qui est TV, jeux vidéos, téléphone, voire même un univers qui rappelle le bureau (ordinateur, dossiers...). Les couleurs pastels aident à la relaxation, notamment le bleu pale.
  • 6 - Isolez-vous du bruit et de la lumière
    Utilisez des doubles vitrages, des volets, des rideaux épais... de manière à créer un véritable cocon.
  • 7 - Température idéale de 18 à 20 °C
    Baissez le chauffage de manière à ce que votre chambre ne soit pas trop chaude.
  • 8 - Aérez votre chambre régulièrement
    Une fois par jour suffit. C'est notamment un des moyens pour lutter contre les acariens, source d'allergies.
  • 9 - Le taux d'humidité de l'air
    Une chambre trop chaude peut entraîner des toux irritantes. Un conseil, placez un bol rempli d'eau sur le radiateur ou dans un coin, de manière à assurer un degré d'humidité suffisant. Ne pas oublier de le remplir régulièrement.
  • 10 - Un bon matelas
    Une étude espagnole, publiée en 2003 par la revue The Lancet, préconise un couchage moyennement ferme mais pas trop. Il ne faut pas hésiter à le tester avant de l'acheter. Le matelas et le sommier se changent tous les dix à quinze ans. N'oubliez pas non plus d'aérer régulièrement votre literie.
  • 11 - Relaxez-vous
    Adoptez une activité de détente 30 minutes avant de vous coucher (pas de jeux vidéos, de films violents...), dans une atmosphère calme et paisible.
  • 12 - Ecoutez-vous
    N'hésitez pas à aller vous coucher dès que vous ressentez les premiers signes de fatigue.
  • 13 - Le rituel du coucher
    Il prépare votre inconscient au sommeil : lire un livre, boire une boisson chaude sans caféine...
  • 14 - Attention aux bains chauds
    Si un bain chaud a des vertus relaxantes deux heures avant d'aller se coucher, il va juste, avant le sommeil, retarder l'endormissement en augmentant la température du corps. En effet, pour bien dormir, celle-ci doit baisser légèrement.
  • 15 - Dormez ou levez-vous
    Si après 20 minutes vous ne vous êtes toujours pas endormi et tournez dans le lit en vous répétant "Il faut que je dorme", n'hésitez pas à vous lever, à lire, à vous relaxer jusqu'aux premiers bâillements. Recouchez-vous alors.

Pour en savoir plus

 Adresse utile

  • Centre du sommeil
    Hôpital Hôtel-Dieu
    1, place du parvis Notre-Dame - 75004 Paris
    Tél. : 01 42 34 82 43

Le "bon" cholestérol serait un allié de la mémoire

PARIS (AFP) - Le "bon" cholestérol serait un allié de la mémoire, selon une étude française montrant l'existence d'un déficit intellectuel vers la soixantaine lorsque son niveau est trop faible dans le sang.


L'étude dirigée par l'équipe d'Archana Singh-Manoux de l'Inserm (institut public de recherche médicale) est publiée lundi dans la revue spécialisée Ateriosclerosis, Thrombosis and Vascular Biology.

Concernant près de 3.700 fonctionnaires anglais non déments, elle montre que de faibles concentrations sanguines du "HDL cholestérol" ("bon" cholestérol pour la santé du coeur et des artères), sont associées à un déficit et un déclin cognitifs vers l'âge de 60 ans.

"Cette étude met en évidence un lien net entre le bon cholestérol et l'apparition d'un déclin cognitif, y compris en tenant compte de nombreux facteurs susceptibles de conduire à une démence (événements cardiovasculaires, consommation d'alcool)", estime Mme Singh-Manoux. Or, le déclin est la première étape vers la démence.

Des prélèvements sanguins ont été faits à cinq ans d'intervalle, en 1999 et 2004, pour mesurer les concentrations des graisses sanguines, dont le HDL et LDL ("mauvais" cholestérol).

Dans le même temps, les participants, soumis au test de mémoire des "20 mots", devaient citer le maximum de mots parmi les vingt présentés quelques instants avant. L'incapacité à citer plus de 4 mots marquait un "déficit cognitif". L'oubli de plus de deux mots supplémentaires entre les deux phases de l'étude traduit un "déclin".

Pour les personnes ayant un faible taux de bon cholestérol (moins de 40 milligrammes par décilitre) le risque de déficit intellectuel était accru de 27% par rapport à celles ayant un taux élevé (+60 mg/dl).

Cinq ans plus tard, les personnes ayant un faible taux de bon cholestérol avaient 53% de risque supplémentaire de présenter un déficit.

De plus, la diminution du taux de bon cholestérol en cinq ans entraînait un risque supplémentaire similaire de présenter un déclin intellectuel (61%).

"Des mesures simples" peuvent permettre de faire remonter ces niveaux pour le bénéfice de la santé cardiovasculaire et maintenant neurologique, souligne la chercheuse

L?American Heart Association préconise d'avoir une activité physique régulière, d?éviter de consommer des acides gras "trans" (forme de graisses néfastes pour le coeur, d'origine industrielle essentiellement) et de réduire de manière générale sa consommation de graisses, animales notamment, au profit par exemple de l?huile d?olive.

30.06.2008

Troubles du sommeil

4 règles pour que votre dîner vous aide à bien dormir

Fatigue, somnolence, baisse de la concentration, troubles de la mémoire sont au rendez-vous de l'insomnie. Saviez-vous que modifier ses habitudes alimentaires peut vous aider à trouver le sommeil? Voici les 4 grandes règles à respecter pour favoriser votre sommeil.


 

Règle n°1: Dîner riche en glucides et pauvre en protéines

Ces nutriments jouent un rôle dans la synthèse de certains neurotransmetteurs dans le cerveau et peuvent ainsi contribuer au sommeil ou inversement l’entraver.

Privilégiez les glucides à index glycémique bas, c’est-à-dire ceux qui sont absorbés et métabolisés lentement: pain aux céréales, pain complet, céréales entières (boulgour, riz brun, quinoa, sarrasin), les pâtes al dente, les légumineuses (haricots, pois, lentilles), les légumes, les fruits frais, etc.
Inversement, limitez les glucides à index glycémique élevé : pain blanc, riz blanc, céréales raffinées ou sucrées, couscous, tapioca, pommes de terre, gnocchis, pâtisseries industrielles (croissants, gâteaux, beignets, biscuits…), chocolat au lait, sucre, miel, crèmes glacées…

Diminuez les protéines: il est préférable de consommer les aliments riches en protéines, comme les viandes, volailles, poissons, fruits de mer et œufs, le midi plutôt que le soir.

 

Règle n°2: Dîner léger, non épicé et pas trop tardif

Si l’on mange trop et trop gras, épicé et tardivement, la digestion sera plus lente et s’accompagnera d’une augmentation de la température corporelle, deux facteurs qui retardent l’endormissement.
Ainsi, ne dînez pas trop tard, évitez les mets épicés, ne mangez pas trop copieux et limitez les graisses, particulièrement les acides gras saturés (charcuteries, viandes grasses, crème fraîche, beurre, fromages, fritures et panures, sauces, etc.) et les acides gras trans (margarine, beignets, pâtes à tarte, feuilletés, viennoiseries, biscuits, gâteaux industriels, etc.).


Règle n°3: Privilégier les oméga-3

Les oméga-3 contribuent au bon fonctionnement du cerveau et sont avantageux pour trouver le sommeil.
Privilégiez les sources d’oméga-3 : poissons gras (saumon, truite, maquereau, flétan, sardines…), huile de colza, huile de lin.
Limitez en revanche les sources d’oméga-6, molécules qui entrent en compétition avec les oméga-3 : huile de tournesol, de maïs, mayonnaise, etc.


Règle n°4: Pas de boisson alcoolisée ni caféinée

Contrairement à ce que l’on veut bien croire, l’alcool n’est pas bénéfique au sommeil. Certes, consommer de l’alcool favorise l’endormissement, mais déstructure ensuite le sommeil en provoquant des micro-réveils. Au final, le sommeil est de mauvaise qualité et non récupérateur.
La caféine exerce des effets sur le cerveau jusqu’à 6 heures après sa consommation. Alors dès le milieu de l’après-midi évitez de boire du café et toute autre boisson contenant de la caféine: thé, chocolat, sodas…

Pour renforcer l’efficacité de ces 4 règles:
• luttez contre le stress,
• ne pratiquez que des activités calmes avant de vous mettre au lit,
• couchez-vous toujours à la même heure,
• exercez une activité sportive régulière mais pas en soirée.



 

     


 
     
 

24/06/2008
Isabelle Eustache, journaliste santé

Insomnie, Lemoine P., édition Larousse, 2006 ; Le sommeil tranquille, Chaput M., édition Québécor, 2005.

Source E-santé 

30.05.2008

Huit trucs contre les bouffées de chaleur

Elles touchent huit femmes sur dix à la ménopause, durent jusqu’à dix minutes et s’accompagnent de sudations. Contre les bouffées de chaleur, on a longtemps prescrit des traitements hormonaux (THS/THM)... mais il existe des solutions plus simples et moins controversées !

 Sophie Raynaud - 22 janvier 2008
Validé par le Dr Jean-Pierre Rageau

1. Rafraîchissez-vous

Les bouffées de chaleur se caractérisent par une brusque élévation de la température corporelle. Souvent, il suffit donc, pour se sentir mieux, de se rafraîchir un peu. Où que vous soyez, prenez une boisson froide, si nécessaire glacée. Chez vous, optez pour une douche fraîche dès les premières manifestations de la bouffée. Et si vous êtes à l’extérieur, pensez à vous offrir un éventail, à vous munir de lingettes humides ou d’un brumisateur. Dernier truc : sachez que se passer le visage sous l’eau froide suffit à sentir mieux, en général.

 

 

 

 

 

 

2. Restez sexuellement active

Selon plusieurs études, celles d’entre nous qui ont une activité sexuelle régulière ont moins de bouffées de chaleur que les autres ! Pour les chercheurs, une pratique fréquente stimulerait les ovaires défaillants, d’où une régulation du taux d’oestrogènes...
Conseil : pour éviter de faire chambre à part, pensez à vous doter de deux couettes, une pour vous, une pour lui ! Ainsi, en cas de sudations nocturnes, vous n’aurez aucun scrupule à vous découvrir, et vous serez sûre de ne pas réveiller votre voisin !

 

 

 

 

 

3. Surveillez votre alimentation !

Evitez les repas trop lourds et trop copieux. Tâchez plutôt de fractionner en prenant cinq à six collations par jour. Cette habitude nutritionnelle permet à l’organisme de mieux réguler sa température. Vous pouvez aussi mettre l’accent sur certains aliments comme le soja, le fenouil, le brocoli, l’avoine, la sauge ou le riz, qui contiennent des phyto-oestrogènes (des hormones synthétisées par les plantes). Enfin, sachez qu’il vaut mieux ne pas abuser du vin et des plats épicés qui augmentent la chaleur corporelle.

 

 

 

 

4. Respirez !

Pratiquer des exercices de respiration pourrait réduire les bouffées de chaleur de 50 % et diminuer significativement leur intensité. C’est en tout cas la conclusion de plusieurs études américaines menées à l’université de Wayne State. Hypothèse avancée par les scientifiques : respirer profondément ferait baisser le taux de stress, donc la température corporelle. L’idéal pour obtenir des résultats probants serait de passer d’environ 16 cycles respiratoires par minute (inspiration puis expiration) à... huit !

 

 

 

 

 

5. Ne portez que des fibres naturelles !

Les vêtements en matières synthétiques empêchent la peau de respirer, retiennent la chaleur et la transpiration... Evitez-les, ils favorisent la survenue des bouffées et augmentent leurs effets ! Mieux vaut leur préférer des fibres naturelles comme le lin, le coton ou la laine, qui laissent passer l’air.
Autres conseils vestimentaire : optez pour les superpositions de vêtements plutôt que pour les gros pulls. Cette option permet de se découvrir en fonction de ses besoins. Enfin, évitez les vêtements trop ajustés qui étouffent l’épiderme...

 

 

 

 

6. Essayez la phyto

La phytothérapie peut être utile contre les bouffées de chaleur. On parle beaucoup des phyto-oestrogènes, ces hormones produites par certaines plantes, notamment le soja, dont l’Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) a mis en doute les effets en 2005... tout en reconnaissant qu’à l’instar des THS/THM (traitements hormonaux substitutifs de la ménopause), elles sont contre-indiquées en cas d’antécédents de cancer de sein.
Mais il y a également des solutions phytothérapiques antibouffées dont l’action n’est pas hormonale. Leur but : calmer et détendre. Un médecin phytothérapeute peut donc recommander l’eschoscholtzia, la passiflore ou la valériane par exemple, en complément ou non d’un traitement classique.

 

 

 

 

 

7. Faites du yoga

Une récente étude menée à l’université de San Francisco (Etats-Unis) a démontré que faire du yoga chaque semaine pourrait diminuer le nombre de bouffées de chaleur de près de 30 % ! Un autre travail, cette fois réalisé à l’université de Pennsylvanie (toujours aux Etats-Unis), suggère quant à lui que cette activité physique, tout comme la marche, pourrait améliorer la sensation de bien-être à la ménopause, et limiter les symptômes tels que les bouffées de chaleur.

 

 

 

 

 

8. Tentez l’homéopathie

L’homéopathie présente deux avantages. Un, elle n’a pas d’effet secondaire. Et deux, elle colle au plus près des symptômes. Contre les bouffées brutales nocturnes associées à de l’agitation et de l’anxiété, on peut essayer l’Aconitum napellus 5 CH. En cas de sensation de froid et de sudations généralisées, mieux vaut opter en revanche pour du Sepia 9 CH. Si la sensation se manifeste surtout au niveau des joues, sans transpiration mais avec d’éventuels maux de tête ou des bourdonnements d’oreille, essayez Sanguinaria Canadensis 5 CH. Enfin, contre les bouffées du réveil qui s’accompagnent de sudation, tentez Lachesis mutus 7 CH...

 

 

 

 

Source : Medisite 

 

 

 

28.05.2008

Mieux choisir ses lunettes de soleil

PARIS - A quelques semaines des vacances d'été, voici quelques réponses à des idées reçues et informations indispensables avant de choisir vos lunettes de soleil


- Des verres solaires foncés protègent à 100% du rayonnement UV? FAUX. Contrairement à ce que la plupart des personnes pensent, un verre très foncé n'est pas celui qui protégera le mieux vos yeux. Il vous permettra de lutter contre l'éblouissement mais sans un filtre 100% UV, ce verre teinté aura tendance à provoquer la dilatation de la pupille, laissant ainsi un passage plus important aux rayons UV néfastes. La protection UV est assurée par la matière du verre ou bien le traitement qu'il subit mais jamais par sa couleur.

- Les yeux des enfants sont plus sensibles aux méfaits des UV? VRAI. Les yeux des plus petits sont beaucoup plus perméables à la lumière que ceux des adultes, leur cristallin ne filtrant pas encore naturellement les UV. Sous l'effet d'un verre teinté non protecteur, la pupille de l'enfant se dilate, laissant passer encore plus les rayons UV nocifs que s'il ne portait pas de lunettes solaires. Il est donc indispensable d'équiper les yeux des enfants de verres solaires dont le matériau filtre 100% des UV.

- Des verres de correction non solaires ne protègent pas des UV? FAUX. Comme on l'a vu, ce n'est pas la teinte du verre qui garantit la protection UV. C'est le matériau qui assure cette protection, que le verre soit teinté ou non. Des verres de correction en polycarbonate, par exemple, filtreront 100% des UVA et UVB sans qu'il soit nécessaire de les traiter anti-UV.

La communauté européenne a établi une classification partant de la teinte la plus claire à la plus foncée en fonction des situations d'expositions auxquelles on peut être confronté. Le choix de la teinte et de l'intensité des verres solaires dépend de leur utilisation, des activités et du goût du porteur. Le brun améliore les contrastes. Le gris est optimal pour la restitution des couleurs. Le gris-vert est adapté à un usage quotidien. AP

22.05.2008

Les hormones responsables de la migraine

Le lien entre migraine et cycle menstruel a depuis longtemps été observé chez les femmes. En cause? Les oestrogènes, qui jouent un rôle direct dans le fonctionnement cérébral et peuvent donc, lorsque leur taux chute, favoriser le déclenchement d'une crise de migraine.

  Rappelons-le, toute femme est, à partir de la puberté, sous l'influence d'hormones ovariennes – oestrogènes et progestérones –, qui orchestrent en grande partie le développement des caractères féminins, l'ovulation mais aussi l'humeur… et la migraine. Les premières crises de migraine apparaissent ainsi souvent au moment de la puberté, pour s'éclipser durant la grossesse (80% des cas) et souvent disparaître à la ménopause (30% des cas). Ce lien entre variations hormonales et migraine s'explique par le fait que nos neurones possèdent de nombreux récepteurs aux œstrogènes. Le fonctionnement cérébral est donc influencé en partie par la présence de ces hormones. Lorsque leur taux chute (naturellement ou par arrêt de la pilule) – comme c'est le cas juste avant ou au début des règles –, le cerveau subit alors des modifications. Chez certaines femmes, ces changements au niveau du fonctionnement cérébral vont favoriser l'apparition de la migraine.

Prévenir les crises de migraine

Si les crises de migraine sont souvent plus fortes et plus invalidantes pendant la période menstruelle, la majorité des migraineuses n'est pas épargnée le reste du temps. En vérité, seul 10% d'entre elles ne présentent de crises que durant les règles. Chez ces femmes qui souffrent exclusivement de migraine "cataméniale" (liée aux menstruations), la prise en charge se concentrera donc autour du facteur hormonal, indiscutablement impliqué. Ainsi, lorsque la patiente prend la pilule ou que le cycle est régulier, un supplément en oestrogènes peut être administré juste avant les règles sous forme de patch ou de gel. Couplée à la prise d'un anti-inflammatoire, cette précaution permettra – en faisant chuter de manière moins abrupte le taux d'oestrogènes – de prévenir la crise de migraine. Chez les femmes qui ont un cycle irrégulier et/ou ne prennent pas la pilule, le prise de triptans – médicaments spécifiques contre la migraine – peut également permettre de devancer la crise.


Le revers de la pilule

Pour empêcher la variation du taux d'oestrogènes, la prise de la pilule en continu peut aussi être envisagée. Aujourd'hui, de nombreuses pilules peuvent en effet être prises sans interruption entre les plaquettes – supprimant ainsi les menstruations. La prise de la mini-pilule, qui ne contient que des progestatifs (et non des progestatifs et des oestrogènes, comme dans les pilules classiques, dites "combinées") peut aussi constituer une solution. A l'inverse, certaines pilules constituent un facteur aggravant dans la migraine. C'est la cas des contraceptifs fortement dosés en anti-androgènes et en oestrogènes, souvent préconisés pour lutter contre l'acné ou l'excès de pilosité. De même, les traitements hormonaux post-ménopausiques peuvent envenimer la situation chez les migraineuses, alors que la ménopause en soi marque la fin des crises pour une femme sur trois. Toute contraception ou traitement hormonal substitutif doit donc être envisagé en tenant compte du profil migraineux de la patiente.


Maux de femme

Jusqu'à présent, aucune étude n'a montré l'influence des hormones sexuelles chez les hommes migraineux. Seules les hormones sexuelles féminines semblent donc en cause dans la migraine. Pour preuve, les transsexuelles qui, lorsqu'on leur administre des oestrogènes et des anti-androgènes (pour passer d'un phénotype "homme" à un phénotype "femme"), présentent un risque de devenir migraineuses, s'alignant ainsi sur les autres femmes qui, rappelons-le, sont trois fois plus touchées par la migraine que leurs congénères masculins.


Vous trouverez ici plus d'infos sur la migraine

20/05/2008
Julie Luong, journaliste santé

Attention aux huiles essentielles, dit l'Agence de sécurité sanitaire

PARIS (AFP) - L'agence de sécurité sanitaire des médicaments a invité à la prudence dans l'utilisation des huiles essentielles qui ne sont "pas dénuées de risque", tout en insistant auprès des professionnels sur la nécessité du respect des critères de qualité des matières premières, du mode d'obtention de l'huile et de sa conservation.

Dans l'attente d'une réglementation européenne, et en l'absence de réglementation française concernant leur emploi dans les produits cosmétiques, l'Afssaps (Agence de sécurité sanitaire des produits de santé) a affirmé que les huiles essentielles devaient être utilisées "avec prudence" car elles peuvent "être toxiques et provoquer des effets indésirables du fait de leur passage à travers la peau et de leur impact sur l'organisme".

Les huiles essentielles "ne doivent pas être considérées comme des ingrédients courants mais comme des substances particulières non dénuées d'effets secondaires", a noté mercredi l'Agence.

Dans une recommandation à l'adresse des industriels producteurs d'huiles essentielles et fabricants de produits cosmétiques, l'Afssaps a souligné que le respect des critères de qualité spécifiques à chaque huile "a un retentissement sur la qualité du produit, en particulier sur son innocuité".

L'Agence a insisté en particulier sur les "critères qualité des matières premières végétales d'où sont issues les huiles essentielles (dénomination botanique, conditions de production de la plante, partie de plante utilisée, famille chimique et méthodes d'identification de la partie de plante destinée à la production de l'huile essentielle)".

Elle a aussi mis l'accent sur la nécessité de vigilance pour le mode d'obtention de l'huile, les méthodes d'analyse et les conditions de conservation et de stockage de ces produits.

17.05.2008

Pour maigrir, rien ne vaut un peu d'air et d'eau fraîc

GENEVE (AFP) - Ajouter de l'eau et de l'air dans les aliments peut être un moyen sain et efficace de perdre du poids, révèle une étude présentée au Congrès européen sur l'obésité à Genève.

Selon des chercheurs du géant agro-alimentaire Unilever, un tel subterfuge permet de prolonger l'état de satiété et donc de réduire les quantités ingurgitées.

Pour leur étude, ces chercheurs ont proposé deux repas sous forme d'émulsion à 24 personnes. Le deuxième repas ne contenait que la moitié des éléments nutritifs du premier, le reste étant composé d'eau et de gaz similaires à ceux que l'on trouve dans les aérosols de crème chantilly.

De l'avis des cobayes, le deuxième repas a réduit l'appétit plus vite que le repas normal.

"Ce qui nous a vraiment surpris, c'est que l'état de satiété s'est prolongé pendant une ou deux heures, voire plus", a expliqué à l'AFP le chercheur Serguei Melnikov. "Or, nous savons que le problème pour certaines personnes est que cet état de satiété disparaît souvent après une quinzaine de minutes".

Ce problème est souvent au coeur de la difficulté à suivre un régime. D'où l'intérêt de produits alimentaires qui peuvent aider à se sentir repu, a-t-il souligné.

Tous les gaz ne produisent toutefois pas cet effet: le gaz carbonique que l'on trouve dans les sodas ne saurait faire l'affaire: "il faut des gaz qui restent stables dans les aliments et qui ne quittent pas l'organisme avant d'atteindre l'estomac", a expliqué le chercheur.

12.05.2008

La planche à découper, un véritable repère à microbes

Il existe un véritable repère à microbes que l'on néglige souvent. Et pour cause, car ils y sont indélogeables au quotidien. C'est la planche à découper! Seules quelques mesures radicales permettent de les éliminer.

 

Planche à découper: une colonie de germes dans chaque rayure

Sur une planche à découper, les microbes font la fête jour et nuit sur votre plan de travail, dans votre évier et même une fois rangée dans un placard. Pourquoi? Parce qu’à force de découper, les rayures se multiplient, formant d’innombrables infractuosités, lesquelles représentent autant de niches que colonisent les bactéries et autres germes. C’est bien simple, si l’on comptabilisait la surface occupée par les rayures, la surface réelle d’une planche à découper serait multipliée par 3 ou 4!
Et une fois ainsi logés, les germes prolifèrent à leur aise et sont quasiment indélogeables. Cachés au fond des infractuosités, ils résistent au passage de l’éponge. Microscopiques, les gouttes d’eau n’arrivent même pas à les atteindre passés sous un filet d’eau ou immergés dans un évier. Pour finir, ils sécrètent un liquide qui les protège et qui résiste au produit vaisselle.

Planche en bois ou en plastique?

Certes, la planche en bois est le meilleur repère pour les microbes. Mais si les planches en plastique résistent davantage aux rayures (moins nombreuses et moins profondes), tout est une question de temps. On peut donc conseiller d’éviter les planches en bois au profit de celles qui sont en plastique et de remplacer très souvent ces dernières.


Quelles sont les solutions?

Hygiène oblige, il faut raboter régulièrement sa planche à découper afin d’éliminer les rayures superficielles et de diminuer la profondeur des autres. Mais dès qu’elle est fortement rayée, il faut la changer rapidement.
Après chaque lavage, un séchage immédiat et soigneux s’impose (l’eau tiède favorise la prolifération de tous les microbes). Bien entendu, un torchon propre s’impose. Sinon, mieux vaut encore laisser sécher la vaisselle à l’air…
Et enfin, le moyen d’éliminer les germes logés dans les infractuosités de votre planche à découper est de la désinfecter souvent en la plongeant plusieurs minutes dans de l’eau bouillante (d’où l’intérêt de privilégier les planches de petite taille). A cette température, les germes ne résistent pas, où qu’ils soient cachés!


06/05/2008
Dr Philippe Presles

"100 réflexes bonne hygiène", Anne Dufour, Editions Leduc.

 

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