04.06.2008
Décryptage : les messages inconscients de nos gestes
Croiser les jambes, se gratter le nez avec l'auriculaire ou encore se mordiller la peau au coin des ongles, tous ces gestes ont un sens. Décryptage à l'aide du psychologue Joseph Messinger, spécialiste de la gestuelle et de sa symbolique, qui nous révèle dans Le sens caché de nos gestes, les messages implicites de nos petites manies...
Haut les mains !
Quel énervement de voir votre interlocuteur se faire craquer les articulations... Les personnes qui se font craquer les doigts, tentent par ce biais d'exprimer leur stress, et de s'en délester devant vous.
Vous venez de rencontrer quelqu'un que vous connaissez à peine et vous ne cessez de vous caresser le visage ou les bras tandis que vous parlez à votre entourage. Vous êtes sans le savoir en train d'effectuer une parade amoureuse... Ce geste de caresse trahi en effet un désir de séduction, un signal non verbal d'ouverture destiné à cet inconnu.
Votre interlocuteur pose la main gauche sur son poing droit, les coudes en appui. Bon signe, cette personne se rend clairement disponible pour vous consacrer du temps.
Vous cachez les paumes de votre main pendant que vous discutez avec votre interlocuteur. C'est une manière de dissimuler quelque chose ou un refus d'accorder du crédit à la personne à qui vous vous adressez.
Vous claquez des doigts... Quelque chose vous exaspère. Réfléchissez alors à ce qui suscite votre insatisfaction ou cette impatience non verbalisée...
Un regard qui en dit long...
L'esquive latérale du regard vers la gauche annoncerait un sentiment d'antipathie et de contrariété. Votre regard est pointé vers le bas, en direction des pieds, vous exprimez alors une forme de dépression. Dans tous les cas, si le regard d'un individu est plongé vers le sol, cette position peut signaler que le climat mental est perturbé par des pensées ou des sentiments contradictoires.
Le plissement des paupières en faisant mine de fermer les yeux est le symptôme de quelqu'un qui tente de faire abstraction de ce qu'il a devant les yeux. Ce phénomène semble typique des personnalités quelque peu tyranniques.
Le coude en appui, vous vous frotter les yeux avec le dos de l'index. Cela indique que vous n'en croyez pas vos yeux !Vous avouez ni plus ni moins par ce geste, que vous êtes dubitatif.
Lorsque le regard de votre interlocuteur évite soigneusement de regarder dans votre direction, tout en vous parlant, attention, car cette personne est certainement en train de vous mentir.
Sagement assis ?
Vous croyez que votre façon de vous asseoir est insignifiante ? Pourtant, selon la position de vos mains ou votre manière de croiser les jambes, s'asseoir renseigne très efficacement sur toutes les impressions et les sentiments qui vous assaillent dans ces moments. Explications...
Vous êtes en position assise, et si vous avez les jambes posées en angle droit, les pieds bien à plat au sol, c'est alors que vous vous sentez à l'aise. Vous avez ôté vos barrières de défense. Attention pourtant, car cette posture peut se confondre avec les jambes serrées les unes contre les autres, les pieds plantés au sol, qui démontrent la disposition d'une personne, semble-t-il, psychorigide.
Lorsque vous avez votre jambe en équerre, vous montrez alors les signes d'une attitude défensive, comme si vous montiez la garde.
Le croisement des jambes l'une sur l'autre, avec une main glissée entre les cuisses est quant à lui le signe d'une instabilité ou d'une impossibilité de contrôler la situation. Auriez-vous peur d'échouer ?
La position assise avec les mains posées sagement sur les cuisses est l'attitude caractéristique d'une soumission.
La peur se manifeste dans la position assise par les jambes repliées contre le tronc. Cette position dite "relique" reprend en fait, la position foetale. Synonyme d'inquiétude, les jambes repliées tout contre soi peut être le signe d'une crainte de déplaire.
Les mains sur la nuque : un geste pas si innocent !
Se caresser le cou signale une manière de prendre du recul, quand on se sent dépassé par les événements.
Lorsque votre main gauche est posée sur la nuque, ce geste révèle un trouble intérieur et des désirs contradictoires, que vous auriez du mal à gérer.
La posture du papillon ou le fait de croiser ses doigts derrière sa nuque, les coudes écartés en arrière, manifeste la position de quelqu'un qui a déjà pris sa décision sans vous l'annoncer immédiatement. Laissez tomber le plaidoyer, car cette gestuelle annonce d'une personne qu'elle est déjà absolument convaincue, quels que soient les arguments que vous aurez à avancer.
D'après l'ouvrage de Joseph Messinger, Le sens caché de vos gestes, chez First Editions.
source spychonet
22:02 Publié dans psycho | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.06.2008
Vous êtes timide? Ne désespérez pas!
Vous longez les murs, tête baissée? Vous rougissez facilement? Prendre la parole en public est pour vous une dure épreuve? Vous fuyez les réceptions? Ne désespérez pas: si on ne peut vaincre totalement la timidité, on peut l'apprivoiser doucement et arriver à ne plus avoir peur... des autres.
Les timides sont nombreux, mais on ne les détecte pas tous. Certains sont des leaders, de très grands artistes ou des hommes de combat. Jean-Jacques Rousseau souffrait de timidité, Napoléon également, de même que le célèbre acteur Louis Jouvet – on dit qu'il entrait en scène en sueur. La chose n'est pas étonnante: quand on est vraiment timide, on devient soit désespéré, soit performant! Mais exceller dans une carrière n'empêche pas, hélas, la souffrance engendrée par une trop grande timidité. Souffrance qui ne se calme que lorsqu'on se retrouve entre les quatre murs de sa maison.
Vous longez les murs, tête baissée? Vous rougissez facilement? Prendre la parole en public est pour vous une dure épreuve? Vous fuyez les réceptions? Ne désespérez pas: si on ne peut vaincre totalement la timidité, on peut l'apprivoiser doucement et arriver à ne plus avoir peur... des autres.
Les timides sont nombreux, mais on ne les détecte pas tous. Certains sont des leaders, de très grands artistes ou des hommes de combat. Jean-Jacques Rousseau souffrait de timidité, Napoléon également, de même que le célèbre acteur Louis Jouvet – on dit qu'il entrait en scène en sueur. La chose n'est pas étonnante: quand on est vraiment timide, on devient soit désespéré, soit performant! Mais exceller dans une carrière n'empêche pas, hélas, la souffrance engendrée par une trop grande timidité. Souffrance qui ne se calme que lorsqu'on se retrouve entre les quatre murs de sa maison.
Réserve, timidité ou phobie sociale?
«Les personnes timides croient souvent qu'elles doivent accepter leur timidité comme un handicap qu'elles devront supporter toute leur vie, observe le psychologue clinicien Michel Saint-Hilaire. Elles ont tort: il est possible de cesser d'avoir peur des autres, d'aller vers autrui sans rougir, d'arriver à parler en public sans perdre tous ses moyens. Mais attention: il faut faire la distinction entre timidité et réserve, qui est une sorte de pudeur, de délicatesse d'âme, avec laquelle on vit très bien, et qui n'a rien à voir avec la véritable timidité qui, elle, peut faire profondément souffrir celui qui en est affligé. Il y a par ailleurs toutes sortes de timides: des timides modérés aux timides maladifs qui, eux, souffrent carrément de phobie sociale.»
L'approche béhaviorale pour vaincre la timidité
Jacynthe, 36 ans, informaticienne de talent, raconte: «J'ai vécu l'enfer de la timidité à outrance. Mais après une thérapie de groupe, deux années d'ateliers de théâtre et six mois de taï chi, je commence à pouvoir respirer normalement en public. En fait, ma timidité était devenue une véritable phobie: j'hésitais à faire l'épicerie dans les endroits achalandés de peur d'être regardée, observée par un grand nombre de gens. Je fuyais les réunions de famille, les fêtes de bureau. Je rougissais constamment et je craignais de regarder les autres dans les yeux. Je parlais très peu en groupe. Quand je m'exprimais, je le faisais comme si j'allais me jeter à l'eau, avec la panique de ceux qui ont peur de se noyer. Et je mettais systématiquement le répondeur, par peur de répondre au téléphone.»
Vous souhaitez vaincre votre timidité? Michel Saint-Hilaire privilégie l'approche behaviorale – étude expérimentale du comportement, sans recours à l'introspection et à la psychologie profonde. «Demandez-vous d'abord pourquoi vous désirez modifier cet aspect de votre personnalité, suggère le psychologue. Ensuite, identifiez l'émotion qui vous submerge lorsque vous êtes en public. Avez-vous peur qu'on vous juge? Qu'on vous rejette? Les autres sont-ils souvent pour vous comme des monstres que vous devez affronter? Mais ces peurs ne sont pas rationnelles. En prendre conscience, c'est déjà faire un grand pas en avant.
Bien s'observer en situation de panique
La prochaine fois que vous vous trouverez en situation de “panique”, observez votre comportement, vos sensations physiologiques. Respirez-vous difficilement? Avez-vous les mains moites, la bouche sèche? Tremblez-vous? Avez-vous chaud? Soyez aussi attentif à votre respiration. Elle est rapide? Votre coeur s'emballe? Allez, respirez profondément, lentement... Encore une fois... Soyez attentif à votre inspiration, puis à cet instant entre l'inspiration et l'expiration, et enfin à votre expiration. Et puis ne restez pas tassé au fond de votre chaise, les bras croisés, dans une attitude de repli. Adoptez une position d'ouverture, penchée vers l'avant. Vous diminuerez ainsi votre anxiété, retrouverez votre calme. Peut-être même trouverez-vous le moyen de dire quelques mots. Vous constaterez alors que rien de grave ne se produit. Vous réaliserez que ceux qui vous regardent et vous écoutent ne sont pas des monstres, mais des êtres humains qui, tout comme vous, aiment, travaillent, se réjouissent, souffrent et pleurent sur le chemin de la vie. »
Le psychologue suggère de faire ensuite un «retour» sur ce que vous venez de vivre. Vous avez donné votre opinion sur une question politique? Dit quelques mots dans une conversation? Posé une question? Demandé une information à un étranger? Comment vous êtes-vous senti à ce moment précis? Quelles pensées vous sont venues en tête? Aimeriez-vous, lors d'un prochain échange, élaborer un peu plus?
Par Simone Piuze
Source : Servicevie
21:33 Publié dans psycho | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : timidité
15.05.2008
Gourmandise : arrêtez de culpabiliser !
Oui, être gourmand et serein, ça s’apprend. Même si le discours actuel qui diabolise le gras et le sucré ne facilite pas la tâche.
Travaux pratiques avec le psychiatre Gérard Apfeldorfer, autour de six croyances qui nous barrent l’accès au plaisir.
lle déguste lentement un fondant au chocolat, un fondant dont elle avait très envie et qu’elle savoure à chaque bouchée, sans qu’un gramme de culpabilité ne vienne parasiter ce moment 100 % plaisir.
Pour elle, ce fondant n’est pas diabolique, il ne menace ni sa silhouette ni son équilibre émotionnel, il n’est entaché d’aucun fantasme de transgression, car elle ne le considère pas comme un aliment tabou. Elle ne se punira donc pas en dînant d’un bouillon, pas plus qu’elle ne sera tentée de reprendre un second dessert.
Si vous avez lu ces lignes en poussant un soupir d’envie (« Comme j’aimerais être à sa place ! ») ou d’accablement (« Je n’y arriverai jamais… »), cette leçon de gourmandise est faite pour vous. Particulièrement si vous muselez vos désirs gourmands ou, au contraire, si vous les comblez sans modération mais avec beaucoup de culpabilité. « Si la gourmandise – un des sept péchés capitaux – a toujours mauvaise presse dans notre culture, c’est parce qu’elle porte aujourd’hui le poids des préjugés et du moralisme puritain qui pesaient autrefois sur la sexualité », analyse Gérard Apfeldorfer, psychiatre et psychothérapeute, spécialiste des troubles du comportement alimentaire.
Nous avons recueilli six affirmations ou croyances, parmi les plus répandues, qui traduisent notre difficulté à allier gourmandise et sérénité. En découvrant les conseils de Gérard Apfeldorfer, vous allez comprendre ce qui vous empêche de vivre pleinement vos désirs gourmands et vous allez apprendre à modifier votre relation à ces aliments que vous considérez encore comme dangereux.
« Je ne devrais pas » indique que vous vous référez à un double code : moral (je ne devrais pas : transgresser, manquer de volonté…) et d’hygiène alimentaire (c’est gras, c’est sucré, donc c’est mal).
Cette phrase soufflée par votre petite voix intérieure renvoie à l’idée, largement répandue et entretenue par les « gendarmes » de la nutrition, que certains aliments seraient grossissants tandis que d’autres pourraient être consommés en grande proportion et sans risques, du fait de leur faible valeur calorique.
La piste du changement:
Au moment où vous vous sermonnez tout en vous apprêtant à « craquer », posez-vous ces questions : « Ai-je assez d’appétit pour apprécier ce chocolat maintenant ? Pourrais-je y prendre un véritable plaisir gustatif ? » Si vous répondez oui aux deux questions, accordez-vous sereinement cette pause plaisir. Si vous répondez non, passez votre tour. Tout à l’heure, demain, bientôt, le chocolat sera l’aliment qu’il vous faudra, mais pas maintenant.
Cette décision est vraiment la vôtre, vous n’en ressentirez aucune frustration. Cet exercice a pour objectif de vous mettre face à votre vrai besoin. C’est lui qui doit être le moteur de votre décision.
22:07 Publié dans psycho | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
19.03.2008
La satisfaction est aussi une question de volonté!
Nous imaginons souvent que le bonheur, c'est voir ses besoins comblés: nourriture, logement, affection, revenus suffisants permettraient de se sentir bien. Pourtant, avec tout ça, nous nous sentons rarement satisfaits. Comment y parvenir?
Satisfaction objective ou subjective?Un des problèmes principaux, c’est la satisfaction de nos besoins. Or, il existe une satisfaction objective et une satisfaction subjective. Et même si la plupart de nos besoins sont comblés, nous pouvons avoir d’autres besoins, beaucoup plus subjectifs, qui eux, ne sont pas comblés, et nous empêchent d’être heureux. Un exemple que André Comte-Sponville, philosophe, racontait dans une conférence: "quand je préparais l’agrégation de philosophie, je me disais que quand j’aurai cette agrégation, je me sentirai vraiment heureux. Or, j’ai maintenant cette agrégation et si je vous disais que je suis vraiment heureux parce que je suis agrégé de philosophie, vous me regarderiez bizarrement." La satisfaction de son désir ne lui a pas apporté de bonheur. Désirer est une chose, savoir en retirer une satisfaction en est une autre…En réalité, nous apprenons plus à désirer des choses qu’à en retirer de la satisfaction. Pourquoi? Parce que dans notre société marchande, le désir est un moteur du commerce, de l’achat, alors que la satisfaction est un frein au commerce. Résultat, la publicité, le marketing, nous incitent à désirer sans cesse davantage. Nous subissons une sorte de lavage de cerveau qui nous transmet le message suivant: "désirez autre chose que ce que vous avez, soyez insatisfait, vous méritez mieux, vous devriez posséder plus, vous serez plus heureux avec plus que ce que vous possédez…" C’est pourquoi, si nous voulons être heureux, il nous faut une force contraire pour lutter contre cette stimulation perpétuelle de nouveaux désirs, cet encouragement à l’insatisfaction permanente. La satisfaction, ça s’apprendCette force contraire ne peut venir que de l’intérieur de nous-mêmes. Pour cela, vous pouvez faire un exercice très simple qui consiste à fermer les yeux et à aller trouver dans votre mémoire, les dix moments de votre vie où vous vous êtes senti le plus heureux. Gageons que la possession et la consommation auront peu à voir avec votre bonheur. À partir de là, prenez conscience de ce qui vous rend heureux et savourez-le quand ce bonheur, ces plaisirs se présentent. La difficulté, c’est qu’il est moins facile de prendre conscience d’une satisfaction que d’une gêne. Si vous avez un caillou dans votre chaussure, vous y pensez sans arrêt, puisque cela vous gêne. Mais quand vos pieds vont bien, vous n’êtes pas béat en train de penser: "c’est agréable d’avoir deux pieds en pleine forme". Car la satisfaction nécessite une volonté d’être recherchée. Ce sentiment d’être satisfait, vous ne l’observerez que si vous allez à sa rencontre. Alors que le manque, la gêne, la douleur surviennent sans qu’on leur ait demandé de pointer leur nez. C’est pourquoi la satisfaction vient avec la sagesse, sagesse qui vous fait rechercher non la satisfaction de désirs toujours nouveaux engendrés par la pression du monde extérieur, mais l’envie d’explorer à l’intérieur de vous-même le bien-être et les sensations agréables qui sont là en vous et dont vous vous incitez à prendre conscience volontairement. |
18/03/2008
Dr Catherine Solano
21:31 Publié dans psycho | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
10.03.2008
Souffrez-vous d'un trouble obsessionnel compulsif (TOC)?
Pour calmer l'anxiété, les personnes atteintes de troubles obsessionnels compulsifs sont forcés de mettre en place des rituels, des actions répétitives, comme remettre les choses exactement à la même place, vérifier des dizaines de fois qu'une porte est bien fermée ou un objet bien lavé, répéter des phrases à haute voix ou dans sa tête, etc.
Les personnes atteintes de trouble obsessionnel compulsif ou TOC s’épuisent à lutter contre des pensées angoissantes qui parasitent leur quotidien. Le pire est qu’elles ont conscience de l’absurdité de leur comportement et qu’elles culpabilisent. Pendant longtemps, elles essaient de cacher, même à leur entourage proche, leur trouble et leurs obsessions, par honte. Il faut savoir que 2 à 3 % de la population serait atteinte de trouble obsessionnel compulsif (TOC), le plus souvent des personnes jeunes, de moins de 25 ans.
Les compulsions peuvent prendre différentes formes. Les plus fréquentes sont les obsessions phobiques (peur d’être sali, infecté par des microbes, contaminé par des radiations, des produits managers…), qui se traduisent par des rituels de lavage et de nettoyage excessifs, les obsessions d’erreur ou d’omission (peur d’avoir mal fait son travail, d’avoir oublié quelque chose, perdu un objet…), les obsessions d’impulsivité (peur de commettre un acte de violence, pervers, un sacrilège…), les obsessions de collection (accumulation d’objets inutiles), les obsessions d’ordre de symétrie (peur qu’il arrive un malheur si certains objets ne sont pas placés selon un mode bien précis).
Et vous, souffrez-vous de TOC?
Etre souillé ou souiller,
Commettre une erreur,
Etre scandaleux,
Provoquer un malheur.
B – Vous sentez-vous obligé d’accomplir des actes, plusieurs fois de suite ou d’une manière très précise? Par exemple:
Laver plus que la normale,
Vérifier plus que la normale,
Ranger plus que la normale,
Accumuler ou ne rien jeter,
Compter intérieurement,
Etre anormalement lent.
C – Ces idées ou actes provoquent-ils chez vous une souffrance et vous font-ils perdre plus d’une heure par jour?
Au moins une réponse oui aux questions A et B et une réponse oui à la question C, font suspecter la présence d’un TOC. Toutefois, seule une consultation avec un médecin permettra de porter un diagnostic.
04/03/2008
Isabelle Eustache, journaliste santé
Source E-santé
18:41 Publié dans psycho | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.02.2008
La crise du milieu de vie nous guette tous
Au cours de la vie, notre sentiment de bien-être, de bonheur, évolue au fil de notre histoire personnelle, de nos rencontres, de nos projets, de nos réussites ou de nos difficultés. Pourtant, étonnamment, malgré d'énormes différences dans nos trajectoires de vie, cette courbe de bien-être est extrêmement ressemblante chez tous les humains…
La courbe du bonheur et du bien-être
Le bonheur au fil de la vie s’avère suivre une courbe en forme de U, comme démontré pour une cohorte de 500.000 Américains et Européens dans une gigantesque étude menée par deux économistes, David G. Blanchflower et Andrew J. Oswald. Ces résultats ont été examinés à partir de la “General Social Surveys” pour les USA et de l’Eurobaromètre pour l’Europe.
La quatrième décennie, ou l’âge difficile
Le niveau le plus bas de la courbe en U, qui correspond au niveau de bonheur le plus bas, survient dans la quatrième décennie, soit entre 40 et 50 ans. Cette courbe est identique pour les hommes et pour les femmes des deux côtés de l’Atlantique. Le fait de se marier ou de divorcer, d’avoir des revenus élevés ou non, d’avoir des enfants, n’influence pas spécialement cette courbe en U. Aussi, cette diminution importante du sentiment de bonheur chez les quadragénaires se produit aussi bien chez les célibataires que chez les couples mariés avec ou sans enfants, chez les riches ou les pauvres…
Aux Etats-Unis, le niveau bonheur minimum survient à 49,5 ans pour les hommes et 45,1 ans pour les femmes. En Europe, il se situe à 44,1 ans pour les hommes et 42,6 ans pour les femmes.
Quelles explications peut-on avancer à ce phénomène?
Personne ne connaît l’explication de ce phénomène, mais l’on peut faire des hypothèses.
L’une d’entre elles est qu’au fil des années, nous apprenons à nous adapter à nos forces et à nos faiblesses et que, passé le milieu de la vie, nous acceptons de tirer un trait sur nos aspirations trop illusoires. Une autre possibilité serait que les personnes heureuses de vivre vivent plus longtemps que les autres. Dans ce cas, les personnes qui resteraient dans le bas de leur courbe pour cause de bonheur très bas ne sont plus là après 70 ans, car elles seraient déjà décédées. Une troisième explication serait que les personnes relativement âgées se sentent heureuses de vivre car d’autres personnes de leur âge sont déjà décédées. Elles apprécieraient les années de vie qui leur restent par un mécanisme de comparaison.
Et ensuite, après la crise?
Dans la 5e décennie, donc entre 50 et 60 ans, le niveau de bonheur ressenti remonte vers le haut de la courbe… La cinquantaine annonce ainsi des lendemains heureux.
Ainsi, à condition d’avoir un niveau de santé correct, les personnes de 70 ans sont aussi heureuses que celles de 20 ans. Est-ce que cela serait une preuve que le paradis existe? Peut-être si après notre mort, la courbe continue à monter… mais cela, nulle étude ne pourra nous le démontrer!
26/02/2008
Dr Catherine Solano
21:53 Publié dans psycho | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
24.01.2008
5 étapes pour prendre confiance en soi
Comment remédier au manque de confiance en soi ? Christophe André*, médecin psychiatre de renommée, nous propose 5 étapes pour y arriver – que nous vous proposerons en deux articles. Après un repérage des situations difficiles et quelques efforts de changement, la dernière étape consiste à établir un programme d'entraînement pour affronter progressivement les situations gênantes.
1) Bilan et repérage des situations gênantes
La première chose que l’on demande aux personnes qui se plaignent de manque de confiance en
soi est de faire un bilan, un état des lieux assez précis. Cette démarche consiste à repérer les
petites dérobades du quotidien, à décrire comment le manque de confiance en soi se traduit
dans la vie quotidienne : des personnes disent qu’elles n’osent pas demander certaines choses, réaliser
certaines démarches, danser devant les autres, parler en public, insister face à une tâche difficile, etc.
En effet, on ne peut pas travailler sur un concept global, il est essentiel de détailler et donc de disposer
d’une liste la plus précise possible, des points et des situations gênants. On peut alors s’entraîner peu
à peu à affronter les situations difficiles car il faut bien le souligner, la confiance en soi se
nourrit du manque de confrontation aux situations. Les gens évitent énormément, ils ne confrontent
pas, c’est un point très important à retenir.
2) Accepter l’imperfection
Souvent, le manque de confiance en soi est dû à une part de perfectionnisme. Les gens
n’osent pas faire certaines choses parce qu’ils ne le font pas parfaitement. Par exemple, ils n’osent pas
danser car ils pensent ne pas savoir danser assez bien, ils n’osent pas poser une question par peur
qu’elle ne soit pas assez intelligente ou claire, etc.
3) Établir un rapport amical avec soi
Parmi les efforts de changement, figure l’établissement d’un rapport amical avec soi-même. Là encore,
la plupart des gens qui ont un problème de confiance en soi sont très exigeants vis-à-vis
d’eux-mêmes. Lorsqu’ils ont échoué, s’établit ce qu’on appelle un monologue intérieur très virulent. Ils
se dévalorisent, se disent qu’ils n’y arriveront jamais, qu’ils sont nuls, ne valent rien, etc. Ce rapport
d’auto-intoxication est constant et très problématique. On s’y attaque beaucoup en thérapie.
Il faut apprendre à se parler à soi-même comme on parlerait à un ami. Lorsqu’un ami échoue ou a des
difficultés, on ne lui dit pas qu’il est nul ou qu’il n’y arrivera jamais. On le soutient, on souligne ce qui
allait bien dans sa démarche, on présente ce qui n’allait pas comme des indices pour les changements à
accomplir et non comme des preuves d’incapacité définitives, on lui dit qu’il y parviendra peu à peu,
etc.
* Christophe André est médecin psychiatre. Il exerce à l'hôpital Sainte-Anne à Paris et dirige une
unité spécialisée dans le traitement des troubles anxieux et phobiques. Enseignant à l'université Paris X,
il est également l’auteur de nombreux ouvrages grand public.
A lire
« Imparfaits, libres et heureux, pratiques de l’estime de soi », Christophe André, éditions Odile Jacob.
22/01/2008
Isabelle Eustache, journaliste santé
Source E-santé
10:20 Publié dans psycho | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Psycho, confiance en soi
26.12.2007
Toute vérité est-elle bonne à dire ?
Se taire, mentir ou dire la vérité... Pour soi-même ou pour autrui, il nous est tous arrivé un jour de commettre un mensonge. Mais est-ce vraiment la bonne solution ?
Réponse avec le sociologue Michel Fize.
Y a-t-il des vérités que l'on peut cacher ?
Il faut tout d'abord tenir compte de la construction morale de chacun. Est-ce que, pour moi, le mensonge est oui ou non tolérable ? Ensuite, tout dépend du contexte et de la personne. S'il s'agit de votre conjoint, je pense que le couple repose avant tout sur un pacte de confiance et donc sur une sincérité des rapports. Dès lors que l'on garde le silence et que l'on commet un mensonge, même par omission, qui porte atteinte à l'harmonie du couple, c'est une mauvaise solution. Maintenant, n'oublions pas qu'entre le mensonge et la vérité, il y a l'intimité. Et il n'y a pas obligation de tout dire sur son intimité personnelle. C'est un peu l'idée du jardin secret."Face à des histoires personnelles, intervenir et dire la vérité peut être pris comme une ingérence"
Dans quelles situations est-il préférable de se taire ?
Face à des histoires personnelles, intervenir et dire la vérité peut être pris comme une ingérence, c'est certain. Si nous prenons l'exemple d'une femme qui apprend que sa meilleure amie a été trompée, dans ce cas-là, l'erreur serait de "sortir les gros sabots". Le mieux est d'adopter une stratégie prudente en commençant par questionner l'amie sur son couple afin de faire surgir son état de connaissance. De même que si, un matin, vous constatez que votre collègue a le visage fripé, cela ne sert à rien de le lui dire. Surtout s'il ne vous pose pas la question. Mais dans le cas où l'on vous demande votre avis, ne tombez pas dans l'attraction du mensonge. Dites la vérité avec bienveillance. Répondez simplement : "Oui, tu as l'air un peu fatigué. Peut-être est-ce à cause de ton travail ?"
Pourquoi avons-nous, parfois, du mal à dire la vérité ?
Je crois tout simplement que notre société est devenue plus dure. Il faut être le plus beau, le plus grand, le plus riche. Et finalement, les gens n'arrivent plus à s'accepter tel qu'ils sont. Ils mentent beaucoup plus aujourd'hui qu'auparavant. J'en suis convaincu. Nous mentons sans nous poser de questions, sans honte ni culpabilité. Un peu comme si la fin justifiait les moyens. Heureusement, tout le monde ne ment pas ! Il existe des tas de personnes qui ont le courage d'être sincères et de dire la vérité. Il faut pour cela, qu'enfant, à l'école ou à la maison, l'on nous ai appris à ne pas vivre dans le mensonge.
Finalement, ne faudrait-il toujours pas dire la vérité ?
Une chose est sûre : en termes d'efficacité et d'harmonie sociale, nous ne pouvons pas accepter les mensonges qui introduisent des germes de conflits permanents. Les relations, quelles quel soient, supposent un minimum de confiance. Et non de se dire : "Ah, sur quoi va t-il me mentir aujourd'hui ?" Il faut donc avoir le courage de dire et d'entendre la vérité.
Les menteurs
"Les menteurs : pourquoi ont-ils peur de la vérité?"
Par Michel Fize
156 pages, Les éditions de l'Homme
Source : le journal des femmes
22:15 Publié dans psycho | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.12.2007
La beauté intérieure, ça compte vraiment!
C'est même scientifiquement démontré: les personnes dont nous pensons qu'elles ont une personnalité désagréable ont tendance à nous paraître moins belles ou attirantes physiquement. Une leçon à méditer en ces temps de chirurgie esthétique…
"Ce qui compte, c'est la beauté intérieure". Qui n'a pas déjà entendu ce cliché… Et qui ne s'est
jamais dit, justement, que c'était un cliché sans réel fondement? Une étude américaine vient pourtant
nous prouver que les gens qui ont une "belle" personnalité nous paraissent plus beaux que
les autres.
Avant/après
Les participants à cette étude, étudiants d'une université des Etats-Unis, ont été chargés de regarder
des photographies de personnes du sexe opposé, et de leur donner une note selon l'attirance qu'ils
éprouvaient. La première fois, cette note dépendait uniquement de l'apparence physique. Mais après
avoir fait quelques exercices pour effacer au maximum les visages de leur esprit, les étudiants ont dû
refaire le même exercice… avec une petite différence.
Quand on en sait plus
La deuxième fois, les visages étaient les mêmes mais des informations étaient données aux étudiants
sur les personnalités attachées à chaque visage. Certaines personnes étaient décrites comme
généreuses, gentilles, drôles, intelligentes ou autres, tandis que d'autres héritaient d'une
personnalité agressive, instable, cruelle, injuste, ou malpolie. Pour une troisième série de
visages, la personnalité restait un mystère. En écoutant ces informations, les étudiants
devaient à nouveau noter les visages, selon leur attractivité mais aussi le fait qu'ils étaient désirables
comme amis ou comme amoureux.
Les opinions se modifient
Le résultat de l'étude: le fait d'avoir une information sur la personnalité de quelqu'un modifie
ce que nous pensons de son apparence. On pouvait s'attendre, en toute logique, à ce que les éléments
de personnalité aient un impact sur l'envie que les étudiants avaient d'être amis avec la
personne montrée. Mais les résultats de l'étude montrent bien que c'est la perception de la
beauté physique qui est modifiée! Les personnes qui n'étaient pas jugées très attirantes au
début pouvaient gagner des places si leur personnalité était décrite comme positive. Et à
l'inverse, les prix de beauté avec de gros défauts perdaient du terrain.
Si vous avez envie d'améliorer votre apparence, considérez donc la possibilité de travailler votre personnalité au moins autant que votre physique…
25/12/2007
Marion Garteiser, journaliste santé
Source E-santé
21:09 Publié dans psycho | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
09.12.2007
Le contact physique nous influence!
Le contact physique nous influence!
La communication ne passe pas uniquement par les mots. Le langage non verbal, et en particulier le contact physique influencent nos réactions, à commencer par la tendance que nous aurons à accorder à notre interlocuteur ce qu'il nous demande.
Expérimentations psychologiques à l’appui
Il est maintenant démontré que le fait que quelqu’un nous touche physiquement augmente notre réceptivité à la demande qu’il peut formuler (1). C’est comme si ce contact ouvrait une voie de communication positive. Plus généralement, nous aurons une meilleure image de la personne qui nous touchera physiquement. Une expérience psychologique, par exemple, montre que si un psychologue reçoit un patient pour la première fois, il a 50% de chance de le revoir s’il a établi plusieurs contacts physiques banals (poignée de main, toucher le bras), alors que s’il n’y a eu aucun contact, le patient ne reprend rendez-vous que dans 30% des cas (2). C’est dû au fait que le patient a jugé le psychologue plus expert s’il y a eu un contact (3).
Le pouvoir du contact physique
Mais au-delà de l'impression que nous faisons aux gens, même pour demander de l'aide, toucher les gens les rend plus disposés à dire oui. Parce que le contact améliore l'estimation que nous avons de notre propre humeur. Autrement dit, nous nous sentons de meilleure humeur lorsqu'un contact et enclenché, et donc plus disposés à accéder à une demande.
Une expérimentation amusante a consisté à faire sortir d’une cabine téléphonique une jeune femme qui faisait semblant d’avoir oublié quelques pièces de monnaie. Un nouvel utilisateur rentrait à son tour dans la cabine, et à sa sortie la jeune femme venait vers lui pour lui demander s’il n’avait pas trouvé des pièces de monnaie. Quand elle établissait un contact physique en touchant le bras quelques secondes, 96% des personnes lui rendaient son argent, alors qu’elles n’étaient plus que 63% à le faire en dehors de tout contact (4).
Ce phénomène est utilisé par les personnes qui quêtent de l’argent, car en établissant un contact physique, leur chiffre d’affaires augmente considérablement! D’où le succès des diseuses de bonne aventure qui vous prennent d’emblée la main pour y lire votre ligne de vie!
Les applications de cette connaissance
À quoi peuvent bien servir ces connaissances? Elles peuvent être utilisées à bon escient pour éduquer les enfants: pourquoi ne pas établir un contact pour faciliter leur adhésion à des tâches indispensables mais pas forcément agréables? Elles peuvent aussi servir dans un but de manipulation de votre entourage ce qui peut être plus contestable. Mais connaître ce phénomène peut aussi vous aider à y résister. Si un commercial qui essaye de vous vendre une cuisine aménagée (ou un aspirateur, un salon en cuir, une maison sur catalogue…) cherche à vous toucher, ne vous laissez pas faire. Prenez de la distance pour garder votre libre arbitre!
Cet article a été écrit d’après une publication du Pr Nicolas Guéguen, chercheur en psychologie sociale, dans la Revue internationale de psychologie sociale n°3. Nicolas Gueguen est aussi l’auteur du livre "100 petites expériences en psychologie du consommateur: Pour mieux comprendre comment on vous influence" aux éditions Dunod.
(1) "Toucher et soumission à une requête", Revue internationale de psychologie sociale n°3 du Pr Nicolas Guéguen.
(2) Bacorn et Dixon 1984.
(3) Alagna et al.
(4) Kleinke 1977
04/12/2007
Dr Catherine Solano
Source E-santé
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