01.07.2008

Pédiatres online

Enfants, parents et pédiatres
sur www.pediatres.online.fr

 

 

 

Ce site d'informations médicales pédiatriques est destiné aux parents. Il est conçu de façon indépendante par des pédiatres libéraux de Strasbourg.

Il contient des conseils de pediatres sur des sujets touchant
à la santé des nouveau-nés, nourrissons, adolescents ou plus généralement des enfants.

Ce site est organisé par thèmes et par pathologies. Allaitement, croissance, alimentation, infections, allergies, asthme, fièvre, vaccins, sport,...

Remis à jour régulièrement, vous retrouverez sur ce site
de nombreux liens vers des sites de médecine, d'associations, de prévention, des revues pédiatriques, des sites spécialisés en pédiatrie, de santé publique,...

En aucune manière ce site ne peut se substituer au contact direct entre le patient et le praticien. Il s'agit d'une base de données médicales validées par les pédiatres du groupe, régi par le code des associations et inscrit au registre du tribunal d'instance de Strasbourg.

Les 10 pédiatres appartiennent au GPSR (Groupement des pédiatres Strasbourgeois exercant la réanimation) et assurent le fonctionnement de l'Unité de Néonatalogie de la Clinique Sainte Anne

Vous pouvez également consulter quelques photos de l'unité Kangourou, de l'Unité de Néonatalogie de la Clinique Sainte Anne, ainsi que de la salle d'accouchement.

webmaster : Dr Pfersdorff: arnault@pfersdorff.fr

Site réalisé par Fabrice

 

14.05.2008

Comprendre les pleurs et les cris des bébés

Les pleurs des bébés sont, dans les premiers, jours, leur langage pour communiquer avec papa et maman. C'est pourquoi il est important d'apprendre à reconnaître le sens des pleurs de son enfant.

Mais pourquoi les bébés naissent-ils en pleurant? Parce qu’ils sont déboussolés par ce nouveau monde qu’ils découvrent soudainement? Parce qu’ils ont faim? Parce qu’ils ont soif? Réponse du pédiatre Roger Morel: "Les premiers cris du nourrisson correspondent à une réaction vitale. À travers eux, bébé met en marche son appareil respiratoire et cardiaque au contact de l’air". En réalité, les trois premiers mois, les pleurs de bébé varient sur une gamme d’affect surtout limitée à la faim. Son organisme doit être nourri en moyenne toutes les trois heures. Et ceci, de jour comme de nuit. Du reste, la nuit, son horloge biologique est programmée pour des temps de sommeil de moins d’une heure, qu’il soit nourri au biberon ou au sein. Aussi, le meilleur moyen pour qu’il retrouve le sommeil est de lui donner la tétée. Rassasié, il se rendormira sur-le-champ.

Colères et cris

Passé l’âge de trois mois, les pleurs de bébé constituent un véritable pré-langage qu’il convient d’apprendre à déchiffrer. Ils ne sont plus seulement motivés par la faim. Désormais, ses cris peuvent exprimer la colère – cris aigus –, la douleur – cris puissants et entrecoupés –, la fatigue – plaintes –, et la peur – cris d’appel marqués par de courts silences pour évaluer leur efficacité. Pour calmer chacun de ces cris, les psys conseillent de prendre bébé dans les bras ou alors de se pencher au-dessus de son berceau et de lui parler pour qu’il ressente à ses côtés une présence rassurante et tranquillisante. Ainsi vous lui apporterez des réponses à ses interrogations en le sécurisant et en lui procurant toute l’attention dont il a besoin.


Entre quatre et six mois: la peur

Michel Le Goff, docteur en psychologie et spécialiste du développement psychomoteur de l’enfant, affirme toutefois qu’entre quatre et six mois, un nourrisson entre généralement dans une phase "sacrée". "Il pleure moins, s’énerve moins et commence enfin à apprécier les temps de silence en solitaire". Reste tout de même qu’à cet âge, certaines situations ou expériences mettent toujours ses nerfs en pelote – comme la toilette par exemple.


Séparation

À partir de 6 mois, les pleurs d’un enfant commencent à s’affiner.
Réfléchis, intentionnels, ils sont motivés par tout un tas d’émotions et de sensations, qu’il exprime de plus en plus clairement. Les séparations deviennent, de ce fait, de plus en plus difficiles. Pourquoi? "Parce qu’entre 6 et 9 mois, analyse le pédiatre Roger Morel, un enfant commence à avoir une conscience très claire de ses parents. Il suffit que maman parte une heure, pour que cela perturbe son sentiment de sécurité." Là encore, il s’agira avant tout d’adopter une attitude compréhensive et bienveillante pour que bébé puisse se construire en totale tranquillité.


13/05/2008
Psychoenfants, avril 2008.

"Bébé pleure", Marcel Rufo et Christine Schilte, Hachette Pratique, 9,50 € "Bébé pleure, que faire?", Anne Bacus, Marabout, 13 €.

 

29.04.2008

Enfants-rois, plus jamais ça !

Enfants-rois, plus jamais ça !

Il faut les gronder aussi !



Christiane Olivier est psychanalyste, auteur de plusieurs ouvrages consacrés à la famille et à l’éducation, notamment sur la place des pères, la violence des enfants, la sexualité. Dans Enfants-rois, plus jamais ça ! (Albin Michel), elle rappelle aux parents que dire non à leurs enfants est aussi indispensable que de les aimer. LJS.com l’a rencontrée.

LJS.com : Enfants-rois, plus jamais ça ! Derrière l’injonction de votre titre, se cache la dictature infantile qui régit le fonctionnement de nombreuses familles au quotidien. Comment en est-on arrivé à cette situation ?
Christiane Olivier : Le « il est interdit d’interdire » de mai 1968 marque un tournant pour le modèle éducatif. A cette période-là aussi, et c’est bien, on a expliqué aux parents que leur enfant est une personne à part entière, signifiant par là qu’un bébé n’est pas un petit animal, et qu’il est important de lui parler intelligemment dès son plus jeune âge. Mais dans la réalité, les parents ont agi avec leur enfant comme s’il s’agissait d’un adulte et qu’il connaissait déjà les règles et modes de fonctionnement de la vie en société. Or, ce n’est pas quelque chose qu’un enfant sait naturellement. La loi, les cadres qui régissent la vie sont des apprentissages qu’il faut mener d’une main tenue. Et quelque fois la main se lève.  

C’est-à-dire, éventuellement donner une fessée ?
Oui. Une main qui se lève, c’est l’expression d’un devoir parental. Attention, je ne dis surtout pas qu’il faut distribuer des fessées à tout bout de champ. Mais les parents d’aujourd’hui ne veulent pas toucher leur enfant au corps. Les interdictions verbales sont primordiales, mais lorsqu’elles ne suffissent plus, les limites doivent aussi être exprimées physiquement. Et c’est bien là une partie du problème. Pour un enfant, si on ne le touche pas, c’est qu’on a peur de son corps, peur de lui. Donc c’est qu’il est le plus fort, qu’il est le roi. Il faut lui donner une tape sur les couches, à 18 mois, sans lui faire mal. Ça fait du bruit, et ça le marque ; la limite est posée.
Les parents ne posent-ils plus de limites ?
On targue les parents d’avoir démissionné ou de ne pas aimer leurs enfants, ce n’est pas le cas. Je ne mets absolument pas en doute l’amour des parents actuels. L’explication vient d’ailleurs : ils considèrent l’éducation d’un enfant comme s’il s’agissait de l’éducation d’un épicurien et non pas d’un citoyen.  

La suite ici 

10.04.2008

Faites bouger vos enfants: conseils à tous âges

Les enfants aussi doivent soigner leur activité physique! Mais ils ont cette chance qu'ils peuvent le faire de manière 100% ludique, sans avoir l'impression de faire des efforts. Bien sûr, il ne faut pas commencer le sport trop jeune, mais jeux et autres activités "qui bougent" peuvent faire la différence.

 Faire bouger ses enfants, cela ne vient pas à l'idée de tout le monde. Et même quand l'idée est là, les modalités de la pratique se font parfois un peu prier. Pourtant, bouger est encore plus simple pour les enfants que pour les adultes, et peut être amusant pour les deux! Le programme français EPODE ("Ensemble, prévenons l'obésité des enfants) a mis au point quelques conseils applicable par tous les parents. Parce que jouer, c'est déjà bouger!

De 3 mois à 15 mois

Les jouets ne sont pas utiles. Il suffit d’utiliser sa voix et ses mains pour les faire rire, s’amuser, se trémousser et donc bouger: coucou, la petite bête qui monte…

De 15 mois à 3 ans

La pratique d’un sport n’est pas encore recommandée car elle n’est pas adaptée aux besoins des très jeunes enfants.
On peut cependant privilégier les jeux de mouvements et d’équilibre, en commençant par les jeux de ballon. Et bien sûr en favorisant la marche dès que possible au lieu d’utiliser la poussette.


De 4 à 6 ans

Les enfants commencent à jouer ensemble. Il faut en profiter car ils s’entraînent dans leurs jeux. On peut proposer des jeux faisant appel à leur adresse et à leur sens du défi: pas cap, course en sac, etc.


De 7 à 9 ans

Les activités motrices peuvent être plus variées et faire appel à leur imaginaire : jeux de mime, de mémoire, d’équilibre…
A cet âge, les enfants commencent également à s’intéresser aux activités quotidiennes des adultes. Il est important de les faire participer : jardinage, petit bricolage, etc.


De 10 à 12 ans

Les enfants peuvent désormais participer activement aux tâches de la vie quotidienne : cuisine, ménage, jardinage, bricolage…
Mais ils peuvent en parallèle pratiquer une vraie activité sportive. L’important ici est de les guider dans leurs choix sans imposer les nôtres.

08/04/2008
Isabelle Eustache, journaliste santé

Source E-santé

 

18.03.2008

Accompagnez ses premiers mots…

Par  Destination Sante 

Même s'il n'y a pas de règles en la matière, un nourrisson prononcera généralement ses premiers mots aux alentours de sa première année. « Mama », « papa » arrivent souvent en premier. Ensuite il acquerra peu à peu de nouveaux mots. A l'âge de deux ans il sera généralement capable d'en lier deux dans une même formulation : par exemple « papa parti ».


 

Ensuite, son vocabulaire s'enrichira très rapidement. Plus vous l'aiderez et plus il progressera :

  • Parlez-lui régulièrement ;
  • Chantez-lui des chansons, commentez-lui les images de ses livres ;
  • Ne l'interrompez pas pour lui faire répéter correctement un mot. S'il n'articule pas toujours bien au début, les choses rentreront vite dans l'ordre ;
  • Ecoutez-le en vous intéressant à ce qu'il vous dit, et en vous efforçant de le comprendre ;
  • Utilisez toujours un langage d'adulte. Il saisira ainsi la prononciation des mots ;
  • Parlez-lui de manière simple et directe. Dites « Pose ce cube par-dessus » plutôt que « voyons si nous réussissons à poser ce joli petit cube rouge sur l'autre ».

Source : Mon bébé, je l'attends, je l'élève, Elizabeth Fenwick, Sélection du Reader's Digest

02.03.2008

Pour vos enfants,ayez l'oeil sur le sel

Par Destination Sante -

 


 

Un enfant dont le régime alimentaire est pauvre en sel et qui boit peu de sodas réduit immanquablement son risque d'obésité ! Des études avaient déjà démontré que la consommation de chlorure de sodium (NaCl) provoquait la soif chez le adulte. Chez les plus jeunes, aucun travail n'avait jusqu'à présent étudié la question.

Le Dr Feng He de la Saint George's University de Londres, a travaillé à partir d'une cohorte de 1 600 jeunes de 4 à 18 ans. Pendant une semaine et avec l'aide de leurs parents, tous devaient noter avec précision leur consommation journalière de sel et de sodas. « Nous avons observé que ceux qui mangeaient le moins salé étaient également les moins gros buveurs de boissons sucrées », souligne-t-il.

Ainsi, un enfant qui réduit de moitié sa consommation de sodium boit-il chaque semaine, deux canettes de soda en moins que les autres. Ce qui représente tout de même une « économie » de 250 kCal. Un cocktail gagnant puisque moins de sel, c'est aussi à l'âge adulte un risque d'hypertension artérielle diminué. Et moins de calories, c'est aussi un risque d'obésité plus réduit. Aux parents donc de veiller à ne pas trop charger en sel la nourriture des plus jeunes. Et surtout d'être vigilants sur la teneur en chlorure de sodium des plats qu'ils achètent tout préparés.

Source : Journal of the American Heart Association, 20 février 2008

21.12.2007

Les enfants vont aimer se laver les mains

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Par Destination Santé


Se laver les mains, sans eau ni savon, c'est la solution proposée par le gel antibactérien Assanis. Pour les fêtes et pour donner aux enfants l'envie de se laver les mains, des mini-formats colorés et « fruités » ont même été mis au point. Une vraie bonne idée !

Comment ça marche ? Déposez une noisette de gel (1ml suffit) sur la paume des mains et frottez jusqu'à évaporation complète. Surtout, ne rincez pas. Essentiellement composé d'eau et d'alcool, le gel tue 99,9% des bactéries. Le format pocket permet de toujours l'avoir à disposition. C'est particulièrement utile dans les transports en commun, sur le lieu de travail, au restaurant ou pendant les vacances. D'autant plus que 80% des maladies infectieuses se propagent par les mains ! En pharmacie.

Source : Assanis, décembre 2007

Pour préserver Bébé du grand froid

Par Destination Santé
Les nouveaux-nés et les nourrissons n'aiment pas le froid ! Et pour cause, leur système de réponse neurovasculaire à ce type d'agression est loin d'être aussi performant que celui d'un adulte, voire d'un enfant. Ils sont donc davantage exposés aux risques d'hypothermie.

En cette période où un froid intense règne sur de nombreuses régions, l'Institut de veille sanitaire (InVS) rappelle aux jeunes parents quelques conseils de bon sens :

* Couvrez votre bébé lors de chaque sortie, particulièrement la tête et les extrémités (mains, oreilles, pieds) ;

* Evitez de le placer dans un porte-bébé type sac à dos. Cette position est en effet susceptible de comprimer ses membres inférieurs et de favoriser des gelures ;

* Transportez-le plutôt dans un landau ou une poussette. Il sera libre de ses mouvements, et pourra donc bouger pour se réchauffer ;

* Côté vêtements, mieux vaut multiplier les épaisseurs qu'utiliser un vêtement unique mais trop épais ;

* Enfin pensez à hydrater très régulièrement votre enfant. Le froid dessèche…

Et si vous devez voyager en voiture, emportez des vêtements chauds, des couvertures et des changes en conséquence, pour le cas où vous resteriez bloqués par des intempéries ou des embouteillages. Pour la même raison, munissez-vous de boissons chaudes et prévoyez un, voire deux repas d'avance…

26.11.2007

Ne poussez pas les enfants

Pour que vos enfants réussissent mieux scolairement, augmentez leur self-esteem…
L'estime de soi (self-esteem) est un facteur essentiel de positionnement dans la vie, en particulier dans un domaine qui intéresse énormément (parfois trop?) les parents, le domaine scolaire.


Quels sont les facteurs qui participent à l’estime de soi?


L’estime de soi, c’est l’appréciation globale d’un individu envers lui-même. C’est ce qui répondrait aux questions: "Comment est-ce que je me juge moi-même? Quelle valeur je me donne? De quoi est-ce que je me pense capable? De quelle réussite?"
Il existe bien sûr une perception de soi globale dont nous allons parler, et une perception de soi plus étroite qui peut concerner l’estime de soi quant à sa compétence scolaire, voire sa compétence en une matière précise, l’estime de soi en ce qui concerne notre compétence sociale, notre jugement esthétique sur nous-même, etc.




Estime tous azimuts

Le sentiment de l’estime de soi global prend ses racines dans plusieurs domaines:
- La satisfaction par rapport à son apparence physique compte beaucoup, surtout chez les adolescents qui se trouvent à un âge où le corps prend de l'importance dans leur tête et dans leur vie.

- Le deuxième domaine qui participe au niveau de l’estime de soi, ce sont les compétences interpersonnelles, c’est-à-dire sa capacité à communiquer, à se faire des amis, à défendre ses opinions, à être à l’aise en groupe, mais aussi à se sentir bien dans sa peau face à quelqu’un du sexe opposé.

- Les habiletés cognitives sont un autre aspect qui augmente l’estime de soi. Il s’agit de la facilité à apprendre, le fait de se trouver intelligent, de se sentir à la hauteur sur ce plan, aussi capable intellectuellement que les autres.

- Un quatrième domaine, plus concret encore, c’est la satisfaction de sa réussite lors des activités scolaires. Si un adolescent est content de ses résultats, il aura plus d’estime de lui-même et c’est un cercle vertueux qui s’enclenche, puisque l’estime de soi facilite la réussite scolaire…




Alors que faire pour qu’un jeune réussisse ses études?

Pour enrichir l'estime de soi, il est important d'encourager un jeune dans tous ces domaines. Lui dire qu'il est beau, intelligent, qu'il plaît et qu'il a de bonnes notes? Ce n'est pas toujours vrai, pensent sans doute les plus honnêtes d'entre vous. Il ne s'agit pourtant pas de mentir, mais d'encourager. C'est-à-dire de mettre l'accent sur le positif, de remarquer et de féliciter les efforts, et de rassurer sur la faible importance des défauts, ou en tout cas sur la possibilité de les dépasser.
Au total, les psys en reviennent peut-être toujours à la même idée, évidente et pourtant trop peu mise en pratique. C’est que pour réussir, il faut être encouragé. Ce n’est pas en lui disant qu’il est nul, qu’il est moche, qu’il est bête, que l’on aide un adolescent à réussir! C’est au contraire en partant de ce qui est bon et en le mettant en valeur que l’on va augmenter son estime de soi et donc sa réussite dans tous les domaines. C’est facile à dire quand votre ado est bien dans sa peau, mais beaucoup plus difficile quand il vous pose des problèmes. C’est là où être un bon parent se révèle pourtant essentiel. Peut-être qu’un peu d’estime de vous en tant que parent vous ferait beaucoup de bien non?



20/11/2007
Dr Catherine Solano, adapté par Marion Garteiser
E-santé

19.11.2007

Plaidoyer de la Défenseure des enfants pour les ados en souffrance

Par Martine VERON AFP -
La Défenseure des enfants Dominique Versini lance un plaidoyer pour une "véritable prise en charge" des adolescents en souffrance, avec un effort accru pour détecter et prévenir les conduites à risque, dans son rapport qui sera remis mardi au Président de la République.




Un drame a servi de "déclencheur", explique Mme Versini. Le jour de ses 18 ans, un jeune au passé difficile, de famille d'accueil à centre d'éducation renforcé, se retrouve dehors, en juin 2005. Livré à lui-même, Baptiste s'est suicidé en écrivant dans la paume de sa main "demandez-moi pardon".

"J'ai senti l'urgence de se pencher sur cette question", dit Dominique Versini, "pour éviter que l'on arrive quand le jeune est passé à l'acte".

Son rapport conforte celui de l'Observatoire national de l'action sociale décentralisée (Odas) qui soulignait, le 12 novembre, la part grandissante des adolescents en détresse.

"Des dispositifs existent", mais ils sont insuffisants, dit-elle, donnant en exemple les Maisons de l'adolescent (MDA), au nombre de 18 à ce jour, alors que l'objectif était, en 2004, d'une par département.

A l'écoute des jeunes, le Fil santé jeunes est le seul numéro national gratuit, "mais il est payant à partir d'un portable", dit-elle, et les jeunes sont mal informés sur les lieux où ils peuvent être accueillis.

Le suivi médical pose problème. Les centres médico-psychologiques (CMP), voie d'entrée dans le secteur de la psychiatrie infanto-juvénile, ont des listes d'attente de trois mois à un an, comme en Seine-Saint-Denis.

Seize départements manquent de lits d'hospitalisation à temps complet en pédopsychiatrie, à la suite de la fermeture "drastique" des lits décidée il y a 20 ans. On est passé, souligne le rapport, de 5.380 lits en 1986 à 1.604 en 2000.

Les structures alternatives (hôpitaux de jour, internats scolaires, accueils familiaux thérapeutiques ...) qui devaient être créées pour compenser leur suppression "l'ont été de façon insuffisante".

Globalement, les institutions médicales, psychiatriques et sociales sont "débordées" ou "inadaptées", souligne la Défenseure des enfants, qui rappelle que 800 postes de psychiatres et 15.000 postes d'infirmiers sont non pourvus en psychiatrie publique, alors que les demandes de soins en pédo-psychiatrie ont augmenté de 70% en 15 ans.

Le rapport fait état d'un nombre insuffisant de médecins et infirmières scolaires, ou assistantes sociales.

Pourtant, des initiatives intéressantes voient le jour, souligne le rapport, qui cite en exemple des "équipes mobiles" à Rennes ou Lille.

Le rapport présente 25 recommandations, notamment la mise en place d'un "plan national" pour régler la crise des centres médico-psychologiques et la pénurie des lits d'hospitalisation, la création dans chaque département de "relais" pour l'après-hospitalisation, l'augmentation du nombre de psychiatres mis au concours de l'internat.

Etendre l'accessibilité du Fil santé jeunes (0800 235 236), créer un portail grand public pour les jeunes et les parents, multiplier les "équipes mobiles", devraient permettre d'améliorer la prévention.

Le rapport recommande une meilleure formation des professionnels concernés, sur la psychologie des adolescents.

La prévention et la lutte contre la consommation précoce d'alcool et la banalisation du cannabis font l'objet aussi de recommandations (interdiction du sponsoring des soirées festives de jeunes par les alcooliers notamment).

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