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15.05.2008
Magui, l'ordinateur pour le troisième âge
Conçu pour les personnes âgées en maison de retraite, l'ordinateur simplissime Magui a remporté le concours Lépine 2008. Ses fonctions limitées ne lui permettent pas de surfer sur le Web mais le destinent aux échanges par courrier avec les autres résidents et avec la famille, par courrier électronique et par téléphone.
Ce drôle d'ordinateur n'a ni clavier, ni souris, ni unité centrale, ni Windows. Il est tout entier contenu dans l'écran et son logiciel système est Linux. Mais ses utilisateurs ne sauront rien de ce dernier détail technique. En guise d'image de fond, Magui affiche d'énormes boutons sur son écran tactile : Téléphone, Mes courriers, Mes photos, Mes messages, etc.
Il suffit d'appuyer sur l'un d'eux pour déclencher le logiciel approprié. Magui n'en a pas beaucoup. Essentiellement, il sert à communiquer, par téléphone, par courrier électronique ou par visio-conférence (la webcam est juchée sur l'écran et livrée avec). Les courriels sont lus à haute voix et l'annuaire téléphonique se résume à une liste de photographies. Un doigt sur l'image de la personne et l'appel est lancé.
Ces fonctions innovantes ne sont pas destinées aux utilisateurs courants de l'informatique, condamnés pour longtemps à dérouler des menus et à tapoter sur les touches d'un clavier comme les dactylographes du dix-neuvième siècle. Magui a été pensé et réalisé pour les personnes âgées vivant en maison de retraite, qui aimeraient bien voir leur famille plus souvent et profiter des centaines de photos des petits-enfants prises par les appareils numériques.
Machine à communiquer
Magui doit aussi servir à s'échanger des messages entre résidents et sera également un outil pour le personnel de l'établissement, qui pourra envoyer des messages, faire des annonces, diffuser des photographies...
Le concepteur n'est pas un fabricant ordinaire d'ordinateur. La société Simplistay réalise des applications informatiques spécialisées pour les établissements s'occupant de personnes âgées ou handicapées. D'après Fabrice Guiraud, fondateur l'entreprise, interrogé par Libération, ce petit ordinateur pourrait un jour être doté d'un accès au Web, à condition « de trouver une solution efficace pour éviter les erreurs, les pop-ups ou les publicités intempestives comme les sites pornographiques ». En attendant, ce co-inventeur de Magui, avec Jérémy Marron, directeur technique de la société, a reçu le prix du Président de la République (c'est-à-dire le premier) décerné au Concours Lépine, à Paris.
22:20 Publié dans culture | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Gourmandise : arrêtez de culpabiliser !
Oui, être gourmand et serein, ça s’apprend. Même si le discours actuel qui diabolise le gras et le sucré ne facilite pas la tâche.
Travaux pratiques avec le psychiatre Gérard Apfeldorfer, autour de six croyances qui nous barrent l’accès au plaisir.
lle déguste lentement un fondant au chocolat, un fondant dont elle avait très envie et qu’elle savoure à chaque bouchée, sans qu’un gramme de culpabilité ne vienne parasiter ce moment 100 % plaisir.
Pour elle, ce fondant n’est pas diabolique, il ne menace ni sa silhouette ni son équilibre émotionnel, il n’est entaché d’aucun fantasme de transgression, car elle ne le considère pas comme un aliment tabou. Elle ne se punira donc pas en dînant d’un bouillon, pas plus qu’elle ne sera tentée de reprendre un second dessert.
Si vous avez lu ces lignes en poussant un soupir d’envie (« Comme j’aimerais être à sa place ! ») ou d’accablement (« Je n’y arriverai jamais… »), cette leçon de gourmandise est faite pour vous. Particulièrement si vous muselez vos désirs gourmands ou, au contraire, si vous les comblez sans modération mais avec beaucoup de culpabilité. « Si la gourmandise – un des sept péchés capitaux – a toujours mauvaise presse dans notre culture, c’est parce qu’elle porte aujourd’hui le poids des préjugés et du moralisme puritain qui pesaient autrefois sur la sexualité », analyse Gérard Apfeldorfer, psychiatre et psychothérapeute, spécialiste des troubles du comportement alimentaire.
Nous avons recueilli six affirmations ou croyances, parmi les plus répandues, qui traduisent notre difficulté à allier gourmandise et sérénité. En découvrant les conseils de Gérard Apfeldorfer, vous allez comprendre ce qui vous empêche de vivre pleinement vos désirs gourmands et vous allez apprendre à modifier votre relation à ces aliments que vous considérez encore comme dangereux.
« Je ne devrais pas » indique que vous vous référez à un double code : moral (je ne devrais pas : transgresser, manquer de volonté…) et d’hygiène alimentaire (c’est gras, c’est sucré, donc c’est mal).
Cette phrase soufflée par votre petite voix intérieure renvoie à l’idée, largement répandue et entretenue par les « gendarmes » de la nutrition, que certains aliments seraient grossissants tandis que d’autres pourraient être consommés en grande proportion et sans risques, du fait de leur faible valeur calorique.
La piste du changement:
Au moment où vous vous sermonnez tout en vous apprêtant à « craquer », posez-vous ces questions : « Ai-je assez d’appétit pour apprécier ce chocolat maintenant ? Pourrais-je y prendre un véritable plaisir gustatif ? » Si vous répondez oui aux deux questions, accordez-vous sereinement cette pause plaisir. Si vous répondez non, passez votre tour. Tout à l’heure, demain, bientôt, le chocolat sera l’aliment qu’il vous faudra, mais pas maintenant.
Cette décision est vraiment la vôtre, vous n’en ressentirez aucune frustration. Cet exercice a pour objectif de vous mettre face à votre vrai besoin. C’est lui qui doit être le moteur de votre décision.
22:07 Publié dans psycho | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note




